mercredi 25 septembre 2013

De Zoroastre à Jésus de la lignée de Salomon et la visite des Rois-Mages (épiphanie)


L’Esprit Saint et la Vierge Sophia

Dans l’Évangile de Matthieu, un « Ange du Seigneur » apparaît en songe à Joseph et lui dit :
« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ton épouse, car ce qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Math.1, 20). Dans l’Évangile de Luc, au contraire, c’est « l’Ange Gabriel » qui apparaît à Marie et lui dit : « L’Esprit Saint descendra sur toi, sur toi la puissance du Très-Haut étendra son ombre. Celui qui naîtra sera donc saint et sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1, 35). L’Esprit Saint préside donc autant à la naissance de l’Enfant Jésus (bi-engendré) en Marie de Matthieu et autant à la naissance de l’Enfant Jésus (bi-engendré) en la Marie de Luc, tout comme il présidera ensuite, lors du Baptême dans le Jourdain, à la naissance du Christ (uni-engendré) en Jésus, et plus tard encore le Jour de la Pentecôte, à la naissance du Christ (ressuscité) dans les âmes des Apôtres. La première de toutes ses actions est cependant indirecte : à savoir qu’elle s’accomplit, matériellement ou physiquement, par l’entremise de parents naturels. Ce n’est qu’ainsi qu’on explique pourquoi Matthieu, dans sa généalogie, qui part du passé (d’Abraham) et arrive au présent (à Jésus), reconnaît un Joseph en tant que père de l’Enfant descendant de Salomon (fils de David),et pourquoi Luc, dans sa généalogie, qui part du présent (de Jésus) et remonte au passé (à Adam), reconnaît un second Joseph en tant que père de l’Enfant descendant de Nathan (autre fils de David).

De quelle nature est cette action indirecte, qui implique l’un et l’autre Joseph, l’une et l’autre Marie et les deux Enfants Jésus, Émile Bock nous l’explique dans l’une de ses plus belles pages : « Le couple des parents nazaréens (celui de l’Évangile de Luc — nda), inséré par la Providence dans l’enchaînement des événements de Noël, est doté d’âmes très jeunes qui préservent encore en elles quelque chose de l’inconscience et de l’innocence des stades évolutifs d’un passé très, très, lointain. Ces âmes ne sont pas encore si profondément incarnées dans la matérialité terrestre, elles ne sont pas encore si éveillées pour se soustraire, dans leur accouplement procréateur, au domaine du rêve sacré. L’enfant, dont la jeune mère nazaréenne est enceinte, n’a vraiment pas été procréé ni conçu par volonté humaine, mais par la volonté des Anges et de l’Esprit Saint. Marie est tellement virginale en tout son être au point de n’encourir aucune altération, ni non plus par la conception. Et Joseph, celui de l’Évangile de Luc, est enclin à la volonté de Dieu avec une simplicité si enfantine, qu’il n’aurait pas pu comprendre non plus les doutes qui tourmentaient l’autre Joseph, celui de la lignée de Salomon (…) Dans le couple de Bethléem (celui de l’Évangile de Matthieu — nda), au lieu de l’inconscience rêveuse, règne au contraire une maturité haute, limpide et éveillée, mais en même temps une haute moralité, si élevée et si pure, à en faire émaner, en dépit de toute diversité, une harmonie en accord avec l’innocence paradisiaque du couple nazaréen.
Grâce à un destin qui a des racines lointaines, Joseph et Marie de l’Évangile de Matthieu semblent prédestinés à expérimenter à présent quelque chose qui les élèvera au-dessus de tout ce qui était devenu habituel au sein de l’humanité.L’atmosphère solennelle du temple, les circonstances merveilleuses et les actes du culte qui, lors de la cérémonie de leur mariage soulèveront les deux âmes dans les sphères supérieures, et enfin aussi la direction soigneusement planificatrice des prêtres, auxquels justement ce mariage tenait saintement tant à coeur, suffiront donc pour étendre au-dessus de leur union la sphère protectrice du sommeil sacré du temple, cette sphère dont avaient bénéficié dans les époques plus anciennes de plus vastes groupes ethniques. En réalité, ce fut plutôt le fait de la Providence, qui opéra alors et non les guides du temple et qui les enveloppa tous deux du sommeil sacré ; un sommeil en harmonie avec celui d’Adam au Paradis, un sommeil comme celui qui éteignait la volonté humaine en faveur d’une volonté créatrice supérieure. À l’innocence du Paradis, qui caractérisa la conception du Jésus de Luc, s’oppose l’innocence du temple, qui accompagna la conception du Jésus salomonien. Dans les deux cas, depuis le domaine spirituel, les forces des entités qui étaient au service du Christ, désormais proche, purent guider une fonction humaine qui,dans l’humanité, était désormais le plus souvent tombée sous la coupe de la volonté passionnelle de l’homme » (1).C’est de cette façon, donc, que l’Esprit Saint « descend » sur la Marie de l’Évangile de Luc et que tout ce qui est engendré par la Marie de l’Évangile de Matthieu « vient de l’Esprit Saint ».

Comme on le voit, l’Esprit Saint (Spiritum vivificantem) préside, de manière indirecte ou directe, à la naissance naturelle des deux Enfants Jésus chez les deux Marie, à la naissance spirituelle du Christ en Jésus et à celle du Ressuscité en les âmes des Apôtres.
« Cet Esprit — observe justement Steiner — est activement créateur, puisque avec la naissance de
Jésus de Nazareth, il insuffle ses énergies dans l’évolution de l’humanité. Et de nouveau il agit dans cet acte puissant qu’est le Baptême réalisé par Jean dans le Jourdain » (2). Personne ne peut néanmoins retrouver le Christ (3) s’il ne trouve pas d’abord l’Esprit Saint, et si, pour trouver l’Esprit Saint, il ne trouve pas d’abord la Vierge-Sophia, à savoir s’il ne purifie pas d’abord son propre corps astral. Steiner explique en effet : « Au travers de toutes les expériences faites au cours de la catharsis, l’homme purifie son corps astral jusqu’à le transformer en « Vierge-Sophia ». Et, à la rencontre de la « Vierge Sophia », vient le je cosmique qui effectue l’illumination, par laquelle l’homme a autour de lui une lumière spirituelle. Ce second élément, qui s’ajoute à la « Vierge-Sophia », l’ésotérisme chrétien l’appelait (et l’appelle encore) « l’Esprit Saint ». C’est la raison pour laquelle on s’exprime tout à fait correctement dans le sens de l’esprit chrétien en disant : l’initié chrétien réalise par sa discipline initiatique la purification de son corps astral ; il transforme le corps astral en Vierge Sophia et est illuminé d’en haut (ou si vous préférez, adombré) par « l’Esprit Saint », par le « je cosmique » (4).« Seul le Christ-Jésus — avertit-il cependant — put donner à la Terre ce qu’il faut pour que les
hommes puissent réaliser tout cela. Le Christ a donné à la partie spirituelle de la Terre les forces
nécessaires, pour que puisse s’accomplir tout ce qui est relié à l’initiation chrétienne, comme nous
l’avons décrite » (5).Même les forces nécessaires pour purifier le corps astral et le transformer en Vierge-Sophia, nous sont donc données par le christ. Mais en vertu de quelle médiation ? Celle — pouvons-nous répondre tout de suite — de l’Archange Michel, dit — par Steiner — le « principe flamboyant de la pensée » (6), « l’esprit de la vigueur » (7) et parfois signalé — par nous — comme le « Chevalier de la Vierge ».
Il serait difficile de comprendre, autrement, pourquoi Rudolf Steiner suggère, justement aux fins de la catharsis ou de la purification du corps astral, non seulement de méditer chaque jour « les premiers 14 versets de l’Évangile de Jean » (8) ou de laisser « agir sur soi avec une intensité suffisante ce qui a été écrit dans l’Évangile de Jean » (9), mais aussi de parvenir à « se pénétrer intimement et à vivre le contenu » de la Philosophie de la Liberté, « jusqu’à ressentir qu’on est devenu capable de reproduire soi-même et fidèlement les pensées qui y sont exposées. Si quelqu’un se comporte à l’égard de ce livre (qui est justement écrit avec cette intention) comme un pianiste à l’égard du compositeur d’un morceau à exécuter, de manière à reproduire le tout en soi, de la manière adéquate, alors la catharsis peut se produire à un degré élevé, grâce déjà à l’enchaînement des pensées » (10).

Pour purifier le corps astral, il faut par conséquent commencer à purifier le penser, en le libérant de toute ce qui, ordinairement, le rend esclave des sens (11). Seule une pensée ainsi libérée peut en effet libérer la conscience du même esclavage, en lui restituant sa transparence originaire. Paul écrit précisément : « Nous, maintenant nous voyons, en effet, comme au moyen d’un miroir, de façon non claire ; alors au contraire nous verrons directement Dieu ; maintenant nous connaissons seulement de manière imparfaite, mais alors nous connaîtront parfaitement de la même façon par laquelle moi, je suis connu » (1 Cor. 13, 12).
C’est pourquoi il est étonnant qu’elle ne soit pas toujours claire, chez tous ceux qui se réfèrent à l’enseignement de Steiner, cette différence (même si elle n’est que conceptuelle) entre la Vierge- Sophia et l’Esprit Saint. Qu’il suffise de penser, par exemple, que même un auteur de la trempe d’Émile Bock, en se référant à la Marie de l’Évangile de Luc, écrit : « En dépit de toute son humilité extérieure, il s’agit d’une âme humaine entièrement et parfaitement adombrée et pénétrée par l’âme du monde : et, au travers d’elle, de cette pure entité cosmique de lumière, que le monde antique appelait Isis-Sophia et le christianisme appelé l’Esprit Saint » (12)

Et pourtant, quiconque est au clair sur le fondement ultime de la hiérarchie constituée par le corps physique, par le corps éthérique, par le corps astral et par le Je, ne devrait pas avoir du mal à comprendre que c’est en vertu de la force de Michel, ou bien de la vie du penser, qu’il nous est donné de nous libérer de la Sophia terrestre (de la psyché neurophysiologique) et de retrouver la Sophia céleste, ou bien la lumière de la conscience, et que c’est par grâce de la Sophia céleste (de la « vie céleste de l’âme », dit Scaligero) (13) qu’il nous est donné ensuite de recevoir l’Esprit Saint, ou bien le baptême de feu du Je spirituel (d’où l’invocation : « Veni, Sancte Spiritus, veni per Mariam »).

À ce sujet, dans un bel article publié par L’Archetipo, Fortunato Pavisi rappelle que — au dire de Steiner — « le Père et le Fils sont des Êtres divins qui se manifestent, tandis que l’Esprit Saint ne se manifeste pas » (14). Le catholicisme aussi — c’est vrai — affirme que la « Troisième Personne [de la Trinité] est un Dieu caché et invisible » qui ne se manifeste pas (15) ; cela l’induit à soutenir cependant qu’il ne se manifeste pas d’autant qu’il représente « la transcendance absolue » (16), parce qu’il est infiniment « différent » par rapport à l’homme (17) et donc « au-delà de tous les moyens d’approche cognitive » (18).Mais la vérité est autre. L’Esprit Saint ne se révèle pas, puisqu’il est le Révélateur : il ne se révèle ou ne se manifeste pas, à savoir, parce que c’est à travers Lui (« il ne vous parlera pas de lui-même » - Jean 16, 13) que se révèle ou se manifeste le Fils, tout comme c’est à travers le Fils que se révèle ou se manifeste le Père (« En vérité, je vous le dis : qui accueille celui que moi j’enverrai, m’accueille, et qui m’accueille, celui-là reçoit celui qui m’a envoyé » - Jean 13, 20). Ce qui signifie donc que l’Esprit Saint, en représentant le Je ou l’Être du vrai penser, est transparent, tout comme transparente est la Vierge-Sophia (19), à laquelle justement, en vertu d’une telle affinité, il se conjugue (20), en donnant ainsi le moyen au Christ de venir finalement à la lumière en toute âme humaine singulière. Ces dernières considérations mettent de toute manière en lumière un aspect ultérieur du Mystère de la Trinité. Scaligero écrit : « Tout le monde cosmico-spirituel peut rayonner ses forces vers l’homme parce qu’il les fait d’abord confluer dans le Soleil. Le Soleil est le grand médiateur entre le « Ciel cristallin et la Terre » (21).
Cela veut dire que le Père (relié à la chaleur) rayonne « ses forces vers l’homme » en les faisant
« d’abord confluer » dans le Fils (relié à la chaleur-lumière), et que le Fils est donc « le grand
médiateur » entre le Père et l’Esprit Saint (relié à la lumière). « Le Soleil — affirme encore Scaligero — est le symbole de la lumière », mais « la lumière est invisible » et son « Archétype » n’est pas « représentable » (22). « Représentable » est en effet Lucifer, « l’archétype » (ou le porteur) de la lumière visible. Sergeï Prokofieff, après avoir rappelé, à ce sujet, que ce sont les « forces de Lucifer » qui altèrent « le principe cosmique de l’Esprit », rapporte l’affirmation suivante de Steiner : « Lucifer, libéré par l’action qui se sera déroulée chez les hommes par l’impulsion du Christ, deviendra un jour le nouvel Esprit Saint » (23).En tenant compte de cette autre affirmation : Dieu « est pur et franc amour, et non plus grande sagesse (omniscience – nda), non plus grande puissance (omnipotence – nda). Dieu a gardé l’amour, cependant il a partagé la puissance et la sagesse avec Lucifer et Ahriman. Il a partagé la sagesse avec Lucifer et la puissance avec Ahrimane, afin que l’homme puisse être libre, et sous l’influence de la sagesse poursuivre son chemin » (24), nous pourrions alors affirmer que Lucifer est la contre-image de l’Esprit Saint (relié au penser), tandis qu’Ahrimane est la contre-image du Père (relié au vouloir).

Notes :
(1) E. Bock : Enfance et jeunesse de Jésus — Arcobaleno, Oriago di Mira (Ve) 1994, pp.165-166 ;
(2) R. Steiner : Pentecôte : la fête de l’individualité libre — Fior di Pesco, San Martino B.A. (VR) 2005, p.10 ;
(3) Cfr. R. STeiner : Comment retrouver le Christ ? — Antroposofica, Milan 1988 ;
(4) R. Steiner : L’Évangile de Jean — Antroposofica, Milan 1995, pp.183-184 ;
(5) ibid., p.184.
(6) R. Steiner : Maximes anthroposophiques — Antroposofica, Milan 1969, p.58 ;
(7) R. Steiner : La Mission de Michel — Antroposofica, Milan 1981, p.36 : Steiner y explique : « À cause du fait que l’entité du Christ habita un corps humain, elle passa par la mort et à cause de ceci il se produisit dans l’évolution terrestre comme une secousse. Tout en elle a acquis un sens nouveau ; pour la première fois, la possibilité s’y est configurée que l’homme devienne capable peu à peu de reconnaître les puissances divines créatrices durant le jour, durant la veille habituelle, à savoir dans l’état de conscience ordinaire (…) À l’expiration du dix-neuvième siècle, l’époque a commencé, indiquée également par la sagesse orientale à partir d’un tout autre point de vue, dans laquelle les hommes devront reconnaître qu’il s’est accompli quelque chose qui n’existait pas avant, qu’à présent la faculté, latente en eux, est mûre pour son réveil, la faculté de voir dans la révélation diurne ce qui avait été transmis par Michel dans la révélation nocturne seulement (…) D’esprit nocturne qu’il était, Michel doit devenir esprit diurne. Pour lui, le Mystère du Golgotha signifie la transformation d’esprit nocturne (inconscient et transcendant — nda) en esprit diurne (conscient et immanent —nda) » (pp.32-33). Mais les hommes — avertit-il — doivent apprendre à « aller à la rencontre » de cette nouvelle « révélation de Michel » (p.53) ;
(8) R. Steiner : L’Évangile de Jean, p.181 ;
(9) ibid., p.190 ;
(10) ibid., p.178-179 ; Qu’on garde aussi à l’esprit tout ce que Steiner dit dans ses Maximes : dans l’époque de Michel la spiritualité « ne doit plus rester une expérience inconsciente, elle doit devenir consciente de sa propre nature. Ceci signifie l’avènement de l’entité de Michel dans l’âme humaine (…) dans le monde froid et abstrait de la pensée peut pénétrer la réalité spirituelle saturée d’être (…)  Le patrimoine des connaissance naturelles acquis sous le signe du matérialisme peut être saisi par la vie intérieure de l’âme d’une manière conforme à l’esprit. Michel, qui parlé « d’en haut », peut être entendu par « l’intériorité profonde », où il prendra sa nouvelle demeure. En parlant de manière imaginative, nous pouvons dire : l’élément solaire que durant de longues époques l’homme reçut en lui seulement du cosmos, resplendira dans l’intériorité de l’âme. L’homme apprendra à parler à partir d’un « soleil intérieur » » (op.cit., pp.61-62) ;(11) Scaligero écrit : « L’homme doit réaliser une auto-conscience rigoureuse, s’il veut regagner le niveau dans lequel il lui sera donné de recevoir l’inspiration de Michel, c’est-à-dire du vainqueur des Obstacles. L’inspiration est le principe christique de l’action, mais elle nécessite la médiation michellienne, pour manifester l’élément solaire, qui dépasse la zone de mort du système nerveux… » (M. Scaligero : Isis-Sophia, la déesse ignorée — Mediterranee, Rome 1980, p.124) ;
(12) E. Bock : op.cit., p.168. De plus, Steiner précise que « l’intériorité humaine peut être comparée à l’élément féminin, tandis que « ce qui est extérieur à l’élément masculin », et que « l’intériorité doit être rendue réceptive pour accueillir le Soi supérieur » (R. Steiner : L’Évangile de Jean, p.182). Traditionnellement, les « vertus cardinales » (prudence, justice, force, tempérance) et les « vertus théologales » (foi, charité espérance) sont en fait attribuées à « l’intériorité » (à l’âme), et les « sept dons » (sapience, intellect, conseil, force, science, piété, timor Dei) sont au contraire attribuées au « Soi supérieur » (à l’Esprit saint) ;
(13) M. Scaligero : op.cit., p.15.
(14) L’Archetipo : mensuel d’inspiration anthroposophique – anno XI, n°11, novembre 2006, p.24 ;
(15) S. Martinez (au soin de ) : L’Évangile de l’Esprit Saint chez Jean-Paul II — Editions Rinnovamento dans l’Esprit
Saint, Rome 2005, p.19 ;
(16) ibid., p.21 ;
(17) ibid., p.21 ;
(18) ibid., p.18 ;
(19) Cfr. La vitre et le miroir, 14 juillet 2005 (traduite en français, ndt) ;
(20) Le Père Livio Fanzaga : « Selon la tradition unanime de l’Église, fondée par la Bible, Marie à un rapport très, très, particulier avec l’Esprit saint, dont elle est l’épouse » (P.L. Fanzaga : Les dons de l’Esprit Saint —Sugarco, Milan 2005, p.77). L’archevêque (salésien) Angelo Amato rappelle au contraire que, selon les dires du franciscain Leonardo Boff, Marie, dite « sacrarium », « temple », « tabernacle » ou « sanctuaire » de l’Esprit Saint, « aurait été pensée par Dieu comme le calice complètement ouvert (l’italique est de nous) pour accueillir la troisième Personne de la Très Sainte Trinité » (A. Amato ; Marie et la Trinité — SAN PAOLO, Cinisello Balsamo (Mi) 2000, p.100) ;
(21) M. Scaligero : Techniques de la concentration intérieure — Mediterranee, Rome 1985, p.62 ;
(22) ibid., p.69 ;
(23) S.O. Prokofieff : Les douze nuits saintes et les Hiérarchise spirituelles — Arcobaleno, Oriago di Mira (Ve) 1990,
pp.43 & 185 :
(24) R. Steiner : L’amour et sa signification dans le monde — Antroposofica, Milan 1990, pp.12-13.

Consulter notamment :
https://www.amiscorbin.com/wp-content/uploads/2012/05/Corbin-1946-Les-motifs-zoroastriens-dans-la-philosophie-de-Sohrawardi.pdf
http://lazarides.pagesperso-orange.fr/Visage.pdf
http://lazarides.pagesperso-orange.fr/Datation-2.pdf


Si dans le titre , il est précisé qu'un lien peut-être établi entre Zoroastre et l'enfant Jésus de la lignée de Salomon, c'est que Rudolf Steiner a indiqué  qu'il y aurait bien deux lignées ( une royale et une autre sacerdotale selon l'ordre de Melchisédech ). Deux lignées généalogiques : Matthieu et Luc et ... Deux enfants Jésus !!! Pour nous éclairer sur cette voie, un excellent document de Francesco Giorgi nous aidera à y voir plus clair...Le second lien qui est mis en exergue dans le titre , entre Jésus de la lignée de Salomon et Zoroastre ( l'Astre d'Or ! ) est figuré par cette épisode des Mages venus d'Orient s'incliner devant l'enfant-Roi, que nous rapporte l'Evangile de Matthieu.
                                                                        
Les trois Rois-Mages
Dans "le symbolisme ésotérique" (editions De Vecchi) l'auteur précise que le terme magos et ses dérivés figurent en grec dès l'époque classique.Très certainement d'origine persane : le magos était un prêtre et experts en tout ce qui concerne les dieux par la science des Astres selon Xénophon. En général , le don touchant aux pratiques rituelles de la Chaldée, renvoyait à la science des Mages persans, respectueux de la doctrine de Zarathoustra.
Dès le V-VI ème siècle (mais très probablement transmis longtemps avant de façon orale !), un apocryphe : l'Evangile arabo-syriaque indique déjà clairement les rapports entre les Mages et Zarathustra : " Il se trouve que lorsque Jésus naquît à Bethléem en Judée,à l'époque du roi Hérode, des Mages vinrent d'orient à Jérusalem, comme l'avait prédit Zarathustra, en apportant des cadeaux ; l'or, l'encens et la myrrhe " (VII,1.)

Dans de nombreux textes faisant référence au christianisme , Zarathustra fait partie du Nouveau Testament.(tels que le Liber scholiorum du VIII ème siècle et le Livre de L'Abeille du VIIIème-IX siècle). Le principe Perse de l'attente du sauveur (Saoshyant), issu de Zarathustra, destiné à combattre le Mal pour ramener ensuite l'humanité à sa pureté originelle grâce à la Nativité, associant les Mages à Balaam a vu se concrétiser les traditions prophétiques et biblique (Nombres,XXV,15-17).

Par ailleurs,la tradition orientale identifie Balaam à Zarathustra, dit parfois Balaam le second.

Les Mystères de Mithra remonteraient-ils à la même tradition ?

http://www.gallican.org/mages.htm

Paul Du Breuil dans "Zarathustra et la transfiguration du monde" démontre l'influence des Perses Chaldéens sur les écrits prophétiques et la mentalité juive après le retour d'exil de Babylone.Et notamment l'irruption de l'Adversaire ( Satan) dans le livre de Job.

le Mages sur un vitrail de la Cathédrale de St Denis du XII ème s.

 Mais comment ces Mages reconnurent-ils dans l'étoile le signe de la naissance de Jésus ?

                                                                       
Voiçi l'extrait de la prophétie du Prophète Zarathustra sur le Messie tiré du Livre de L'Abeille de Salomon de Bassorah :
"Quand Zarathustra était assis à la source de Glosa de Horin, où il y avait un bain des anciens rois, il se mit à parler à ses disciples Gustasp, Sasan et Mahman : " Mes chers fils que j'ai nourris de ma doctrine, je veux vous parler; écoutez, j'entends vous révéler un secret extraordinaire sur le grand roi qui va venir plus tard dans le monde.Car il sera conçu à la fin du temps et dans la destruction finale, bien qu'aucun homme ne s'approche de lui.
Il ressemblera à un bel arbre aux belles branches, chargées de fruits,dans un lieu aride dont les habitants empêcheront sa croissance et s'efforceront de l'arracher, mais en vain.Par la suite,ils le prendront et le tueront sur le bois.La Terre et le Ciel seront en deuil du fait de ce massacre et les familles des peuples le pleureront. Il commencera par descendre au plus profond de la Terre et de ces profondeurs il sera remonté. On le verra ensuite avec l'armée de lumière, porté sur des blancs nuages; car c'est un enfant, mis au monde au moyen de la Parole ( du Verbe) qui fait naître toutes les natures." Gustasp répondit à Zarathustra : "Celui dont tu as dit tout cela, d'où tient-il sa force ? Est-il plus grand que toi ou es-tu plus grand que lui ? "
Et Zarathustra lui dit : " Il naîtra de ma famille et de ma race. Moi , je suis Lui, Lui est Moi.Il est en Moi, Moi en Lui. Quand le principe de ma venue apparaîtra,on verra de grands signes dans le ciel et une étoile lumineuse en plein firmament dont la Lumière vaincra celle du soleil.Et maintenant, mes chers fils, vous êtes la semence vivante, issue du Trésor de Lumière et de l'Esprit, semée dans la région de la Lumière (spirituelle) et de l'eau ( cf. Genèse); à vous de garder et de conserver les choses que je vous ai dites; attendez le terme fixé, car vous serez les premiers à remarquer l'arrivée du grand roi, tant attendue par les prisonniers pour être libérés. "Et maintenant, mes chers enfants, gardez le secret que je viens de vous révéler; qu'il reste inscrit dans vos coeurs et conservé parmi les trésors de vos Âmes. Et quand l'étoile dont je vous ai parlé apparaîtra, qu'on vous envoie des messagers, porteurs de dons. Ces derniers doivent l'adorer et les lui offrir. Surtout ne le méprisez pas pour qu'il ne vous détruise pas de son épée ( épée portée par l'archange Michaël-Métatron ? ): c'est le Roi des rois et tous reçoivent leurs couronnes de Lui. Lui et moi ne formons qu'une seule et même personne." (CHAPITRE XXXVII de l'ouvrage en question " the prophecy of Zârâdôsht concerning our Lord ")


https://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_de_l'abeille

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k312547z/f5.image 

http://www.sacred-texts.com/chr/bct/bct00.htm 


Et le lien de l'ouvrage en anglais,désolé :
http://www.sacred-texts.com/chr/bb/

Il ressort de ce texte prodigieux des indices non-négligeables :
A) Les noms des disciples-en particulier le premier- sont liés à ceux des Mages, d'après les différentes sources.
B) Le lien familier entre Zarathustra et le Messie ainsi que les disciples et les porteurs de dons à venir souligne l'idée connue depuis la plus haute Antiquité (Inde, Egypte ,druidisme...) : l'idée d'une entéléchie ou d'un Moi spirituel revenant s'incarner !!!
C) l'étoile (à définir) est l'indicateur de l'évènement prodigieux.
D) Zarathustra est considéré comme Balaam second.

A la lecture de ce magnifique texte tiré du Livre de l'Abeille , énormément de questions se posent...!

Il est remarquable de constater qu'il a été écrit ou dans tous les cas est paru au tournant des VIIIème-IXème siècle. Ce IXème siècle est une plaque tournante pour le christianisme dit Johannique.Les prémices d'un sursaut que le catholicisme assombrira par la décision passée inaperçue et pourtant majeure issue du concile oecuménique de Constantinople dans lequel la conception tripartite de l'Homme ( Corps-Âme-Esprit (le Je)) sera édulcorée par une conception duelle ( Corps et âme douée de qualités spirituelles ). Grave erreur aux conséquences désastreuses ! Dans " La Quête du Graal " de Werner Greub, il est précisé comment ce 9ème siècle est directement lié aux évènements de la réalité du Graal dont les aspects historiques seront vulgarisés et romancés 3 siècles plus tard !

http://www.eurythmiste.be/Librairie/Livres/adulte/1683.htm
http://www.amazon.com/The-Ninth-Century-Holy-Grail/dp/1902636228              

                                                              
Werner Greub
Dans le chapitre "Willehalm et Arabel " , l'auteur nous précise :

" La science des anciennes cultures, sauvegardée et christianisée aux premiers siècles de la chrétienté à l'époque manichéenne, fut à nouveau écartée à l'issue du 5ème concile général de 553, concile qui condamna Origène et déclara erroné son enseignement.A la suite de ce concile, tout devint-c'est aussi le jugement des catholiques- étroit,dogmatique, ergoteur ! Optimisme et dimension cosmique avaient disparu.Au IX ème siècle, le christianisme ne portait plus la trace des cultures qui lui avaient ouvert la voie. A Bagdad, en revanche, pendant la transition entre le VIIIème et le IXème siècle, on a recueilli et cultivé l'ancienne sagesse.Là-bas en Orient,Haroun Al-Rachid se trouvait dans une position semblable à celle de Charlemagne en Occident : leurs propres sujets n'avaient pas un niveau de culture trés élevé, mais les deux seigneurs tenaient le pouvoir politique bien en main et avaient le soucis d'élever le peuple à un haut niveau culturel. Du temps du Père d'Haroun, Yahia était déjà conseiller du Calife; il avait fait venir à la cour de Bagdad les artistes et les savants les plus remarquables.Au cours du règne d'Haroun, il réussit à faire de Bagdad un centre culturel qui, au IXème siècle, éclipsait tous les autres. Le pendant de Yahia à la cour de Charlemagne était Alcuin, le directeur écossais de l'école du palais et le véritable maître spirituel de l'Europe. En tant que chef spirituel du royaume franc, il marqua de son empreinte l'école du palais et ses professeurs, et ainsi les Francs qui étudiaient à Aix-La-Chapelle et à Tours. Ce christianisme des origines au sens de l'Evangile selon Jean, était arrivé en Irlande aux premiers siècles de l'ère chrétienne en passant par l'Espagne et y était demeuré intact. C'est d'Irlande que partit la christianisation de l'Europe occidentale et centrale.Alcuin était le représentant le plus remarquable de ce christianisme iro-écossais à la cour de Charlemagne. Il maîtrisait les sept arts libéraux et les considérait comme les pierres angulaires pour la construction de la vraie philosophie de l'enseignement chrétien. Il encouragea l'enseignement des langues et la théologie scientifique et pratique, ouvrant la voie à la scolastique." Cette connaissance que possédaient les Mages venus d'Orient, ces païens initiés démontrent à quel point ce corpus de connaissances issues d'Egypte et de Chaldée fût pourchassée par tous les moyens du IVème au IX ème siècle sous le nom de Paganisme !
" Ces trois Mages du Levant étaient des élèves de Zarathustra.Ils suivaient une prophétie de Zarathustra rapportée par la tradition depuis plusieurs siècles.Cette science était enseignée à l'université de Bagdad.Wolfram von Eschenbach fait allusion dans le "Parzifal" au professeur d'astronomie et d'astrologie de l'université de Bagdad, Thâbit.(...)

Qu'était-elle cette fameuse étoile qui guida les Mages ?


" L'étoile de Bethléem qui,selon l'Evangile, guida les trois rois mages venus d'Orient vers le Christ nouveau-né ne peut-être que la conjonction de deux planètes dans le même secteur selon le directeur de l'observatoire du Vatican, Le Père Jésuite Treanor, le jour de l'épiphanie 1971".
Or,on sait aujourd'hui que la triple conjonction Saturne-Jupiter de l'an 7 av. J-C dans la constellation des poissons représentait la date annoncée par les Mystères zoroastriens.
                                                                     


Pour conclure cet aspect, la seule question à élucider est de savoir comment la sagesse persane et grecque de Zarathustra, de l'époque de Gilgamesh et d'Alexandre, a pu survivre à l'époque romaine, à celle des premiers chrétiens et à celle de Mahomet.Selon un orientaliste de St-Petersbourg le professeur Chwolson, il est très vraisemblable que les Sabéens originaires de la cité d'Harran aient pu être les dépositaires de toute cette Sagesse (transmise à nouveau lors de l'épopée du Graal par la cour de Bagdad et le fameux Thâbit). Selon Rudolf Steiner, ces Mages , disciples de Zarathoustra, pouvaient être appelés non seulement grands Mages et grands initiés, mais aussi grands Rois, c'est à dire organisateurs de l'ordre social. Ils voyaient en Lui l'étoile de l'humanité car le mot de Zoroastre est l'anagramme d'étoile d'or ou étoile de lumière. Ils voyaient en lui le reflet même du soleil. Et la réapparition de leur Maître à Bethléem ne pouvait échapper à leur profonde sagesse. Ils lui apportèrent donc les symboles de ce qu'il avait à donner de meilleur à l'humanité. Cette profonde sagesse issue des mystères du cosmos issue des mondes spirituels-divins, a pour symbole : l'or, l'encens et la myrrhe.


Qui sont les rois mages ?  R.S,Berlin, 30th December, 1904

Ils représentent les initiés des trois époques de culture, les initiés de l’humanité jusqu’au moment de la venue du Christ, le porteur de l’amour qui est libre de l’égoïsme, le ressuscité Osiris. Les initiés et donc aussi les trois rois mages ont été dotés du Manas (Moi spirituel). Ils apportent or, encens et myrrhe comme offrandes. Et pourquoi leurs peaux est-elle de trois couleurs : blanc, jaune et noir ? L'européen, sa peau est blanche ; l’un est Indien, sa peau est jaune ; l’un est africain, sa peau est noire. Ceci indique la connexion avec les prétendues Races-racine. Les survivants de la race Lémurienne sont noirs ; ceux de la race Atlante sont jaunes ; et les représentants de la cinquième Race-racine, la race post-atlantéenne ou aryenne, sont blancs.
Ainsi les trois rois-mages représentent les lémuriens, les atlantes et les Aryens. Ils apportent les trois offrandes. L’européen (Melchior) apporte de l' or, symbole de sagesse, d’intelligence qui vient à s'exprimer dans la cinquième Race-racine. L’offrande de l’initié qui représente la quatrième Race-racine (Balthazar) est l’encens, lié à ce qui était caractéristique et intrinsèque aux Atlantes. Ils étaient unis plus directement avec la divinité, une union qui est entrée en vigueur comme une influence suggestive, une sorte d’hypnose universelle. Cette union avec la divinité est dénotée par l’offrande. Le Sentiment doit être sublimée dans l’ordre pour que Dieu puisse la fertiliser. Exprimée symboliquement par l’encens, qui est le symbole universel,cette offrande a à quelque chose à voir avec l’Intuition.
Dans la langue de l’ésotérisme, la myrrhe est le symbole de la mort de la résurrection.  Quelle est la signification de la mort et de la résurrection, comme exemplifié dans le ressuscité Osiris ?  Jacob Boehme l'exprime dans les mots : « Celui qui ne meurt pas avant qu’il meurt, périt quand il meurt ». La Myrrhe est le symbole de la mort de la vie inférieure et la résurrection de la vie plus élevée. Elle est offerte par l’initié qui représente la troisième Race-racine (Lémurienne). Une signification profonde se trouve dans le présent. Jésus de Nazareth est une individualité très développée. Dans la trentième année de sa vie, il abandonne sa vie au Christ descendant, les Logos . Tout cela avait été prévu par les mages. Le grand sacrifice de Jésus de Nazareth, c’est qu’il a renoncé à son « I (je) » pour faire place au Logos. Il y a une raison précise à ce sacrifice. Ce n’est qu'avec la sixième Race-racine qu’il sera possible, progressivement, pour le corps humain de recevoir en soi le principe Christ dès l’enfance . Alors seulement, dans la sixième Race-racine, l’humanité atteindra cette maturité dont le corps n’aura pas besoin de plusieurs années de préparatifs, mais sera en mesure dès le début, de recevoir le principe Christ. Dans la quatrième sous-race de la cinquième Race-racine, il était nécessaire pour un corps de se préparer à trente ans. (Dans les régions Nord nous trouvons quelque chose de similaire, en ce que la personnalité de Sig a été préparée alors qu’il pourrait mettre son corps à la disposition d’un plus haut esprit et, en fait, l’a fait). Dans la sixième Race-racine, il sera possible pour un homme de mettre son corps à la disposition d’un être sublime, comme l’a fait Jésus de Nazareth lorsque le christianisme a été fondé.  

Au moment de la Fondation du christianisme, il était encore nécessaire pour une individualité avancée à sacrifier son propre « je » et l’envoyer dans le Royaume astral, afin que le Logos puisse demeurer dans ce corps. Il s’agit d’un acte par lequel la lumière est faite par les derniers mots sur la Croix. Quel autre sens contiendrait ces mots : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » Ces mots expriment le fait mystique ensuite consommé. Au moment de la mort du Christ, l’Être divin avait quitté le corps, et c’est le corps de Jésus de Nazareth qui prononça ces mots . Et ces mots donnent expression à un événement d’une importance incalculable. Tout cela est représenté par la myrrhe. La myrrhe est le symbole du sacrifice, de la mort, le sacrifice du terrestre, afin que le supérieur puisse prendre vie. Au milieu de l’époque Lémurienne, Osiris vînt à la tombe et le Manas (Je) conduisit alors les êtres humains. Les Hommes ont été formés sous la direction des initiés, jusqu'à ce que le principe de l’amour céleste puisse briller dans le Christ Jésus. Le principe le plus bas,sexuel est anobli par l’amour de Christ. Kama est purifié par le feu de l’amour divin. Melchior est le représentant du principe de sagesse, d’intelligence la tâche de la cinquième Race-racine. Ceci est symbolisé par son offrande l'or.
Le principe de l’offrande sacramentelle est représenté par l’encens. Cette offrande symbolise le principe qui dominait dans la quatrième course de racine, l’Atlante. La tâche du christianisme sera remplie dans la sixième Race-racine, lorsque existence matérielle sera lourde de sacramentalisme et des actes sacramentels. Ces Sacrements ont cependant très largement perdu de leur sens aujourd'hui ; le sentiment de leur importance a disparu. Mais ce sentiment va être allumé à la vie à nouveau lorsque l’homme supérieur naîtra. C’est cela qui est symbolisé par l’encens. Dans la Race Lémurienne, Osiris rencontra la mort, mais dans la sixième Race-racine, Osiris ressuscitera ! Les offrandes faites par les trois rois indiquent donc la connexion de cette fête ( épiphanie) avec la troisième, la quatrième, la cinquième et la sixième race-racine . Par quoi les trois rois Saints sont-ils guidés et conduits ? Ils sont guidés par une étoile à une grotte, une grotte à Bethléem. C’est quelque chose qui peut être comprise que par celui qui a la connaissance des mystères que l'on appelle plus astrale. Être dirigé par une étoile ne signifie rien d’autre que de voir l’âme elle-même comme une étoile. Mais quand l’âme est-elle considérée comme une étoile ?
Quand un homme peut contempler l’âme comme une aura rayonnante. Mais quel genre d’aura est-elle si éclatante qu’elle peut être un guide ? Il y a l’aura qui scintille avec seulement une faible lumière ;  une telle aura ne peut guider. Mais l’aura lumineuse, embrasé avec Budhi, est en vérité une étoile, est un guide radieux. Dans le Christ, l'étoile de Budhi allume l’étoile qui accompagne l’évolution de l’humanité. La lumière qui brille avant les rois mages est l’âme du Christ lui-même. Le Logos lui-même brille en amont des rois mages et au-dessus de la grotte de Bethléem. La grotte ou caverne est l’organe dans lequel habite l’âme. Le clairvoyant voit le corps de l’intérieur. Dans la vision astrale, tout est inversé, par exemple, 365 au lieu de 563. Le corps humain est considéré comme une grotte, un creux. Dans le corps de Jésus brille l’étoile du Christ, l’âme du Christ. Cela doit être conçue comme une réalité, qui aura lieu dans le monde astral. C’est un texte législatif des mystères mineurs. , en vérité, l’âme de Christ brille comme une étoile aurique, et c’est par cette étoile que les initiés des trois Races racine sont conduits à Jésus à Bethléem.

La fête des rois mages est célébrée chaque année le 6 janvier, et son importance augmentera progressivement. les Hommes comprendront de plus en plus qui sont les mages , et quels sont les grands Mages, les maîtres. Et puis la compréhension du christianisme conduira à la compréhension de la science spirituelle.