mardi 7 juin 2016

Le sort tragique des Kennedy : théorie de la malédiction ou réalité du complot ?



Dès qu'on évoque le nom de Kennedy sur internet, ce qui ressort en premier lieu est l'assassinat de John Fitzgerald le President. Mais bizarrement, le filtrage des recherches évite tout aussi massivement de mentionner son autre frère Bob, politicien lui-aussi et qui sera assassiné à son tour. Lorsque ce même Bob caractérisera la mort de son frère comme un crime d'Etat planifié, les critiques et l'histoire officielle caractérisera cette réaction par la Théorie du complot. La fameuse théorie du complot que les milieux néo-conservateurs useront jusqu'à la moelle pour travestir la réalité et imposer une nouvelle réalité recevable par les sociétés occidentales. Robert F. Kennedy a enquêté dès le début, le 22 novembre 1963, sur ces groupes qu’il soupçonnait d’avoir trempé dans l’assassinat du président, car il connaissait mieux que personne leurs motivations, pour avoir travailler avec eux aux tentatives de renversement de Fidel Castro et de destruction de la Révolution cubaine, après le fiasco de Playa Giron, dans la Baie des Cochons.
Les révélations apparaissent dans un article de ce quotidien du dimanche 13 mai, faites par l’écrivain David Talbot, à propos de son livre Brothers : The Hidden History of the Kennedy Years, édité par la célèbre maison d’édition Simon and Schuster.

Robert Kennedy avait appris qu’il valait mieux à Washington garder le secret quand on travaillait sur quelque chose d’important. C’est pourquoi il a caché le fonds de sa pensée durant plusieurs années en affirmant en public qu’aucune enquête ne ramènerait son frère. Mais en réalité, depuis cette même soirée du 22 novembre 1963, il est possible de suivre la piste de son enquête, vu qu’il a aussitôt commencé à utiliser d’une façon frénétique le téléphone depuis sa maison à Hickory Hill, et à convoquer là-bas ses principaux collaborateurs, pour reconstruire les fils du crime. Celui qui était alors secrétaire à la Justice a conclu que l’ex marine Lee Harvey Oswald, qui avait déjà été arrêté, était loin d’être le principal responsable de l’attentat. Il est devenu ainsi, secrètement, le premier - et le plus important - à penser qu’il s’agissait d’une conspiration d’assassinat.
« Dès les premières heures du crime, des sources de la CIA ont mis l’accent sur la fuite d’Oswald vers l’Union soviétique et son soutien supposé à Fidel Castro, pour commencer à diffuser leur propre vision d’une conspiration, qui aurait été prônée par un groupe, secrètement organisé par l’agence sous le code secret AMSPEL », raconte Talbot.

Un prétendu Directoire Estudiantin a diffusé un enregistrement d’une interview faite à Oswald, dans laquelle celui-ci défendait le leader cubain à la Nouvelle-Orléans. Ils alléguaient que le prétendu assassin avait des liens avec le Comité de Juste Traitement envers Cuba.

« Mais Robert Kennedy n’a jamais cru que l’assassinat était un complot communiste. Ses regards allaient dans la direction opposée et ses soupçons portaient sur les opérations secrètes anti-Castro de la CIA dans les eaux troubles dans lesquelles il avait navigué comme homme de confiance de son frère concernant le thème de Cuba. Ironiquement, les soupçons de Robert sont nés pour avoir fait la partie du travail qui lui revenait : provoquer le renversement de Fidel Castro. »

Dans ces tâches que le président Kennedy lui avait attribués après l’échec de l’invasion, il a connu le cloaque des intrigues constitué par les éléments qui faisaient partie du complot pour assassiner le président de Cuba. Il a particulièrement été choqué par le plan organisé par la CIA avec l’aide des gangsters cubains et des capos mafieux italo-américains John Rosselli, Sam Giancana et Santos Trafficante. Robert Kennedy, au début des années 50, avait poursuivi avec acharnement ces derniers et autres parrains, au temps où il était conseiller du Conseiller spécial du Congrès qui enquêtait sur les rackets et plus tard comme secrétaire à la Justice durant le gouvernement de son frère. Il savait aussi à quel point les trois groupes haïssaient les Kennedy, qualifiés de traîtres, pour le dénouement de la Baie des Cochons en 1961 et la Crise des fusées en 1962.


LE MONDE SUSPECT ET SINISTRE DE MIAMI

Robert Kennedy a rapidement porté ses soupçons dès le 22 novembre sur le monde sinistre des espions, des gangsters et des militants cubains de Miami. Dans les années suivantes jusqu’à son propre assassinat, le 5 juin 1968, il a pu rassembler un « un dossier impressionnant de preuves qui montrent pourquoi Robert s’est senti obligé de regarder dans cette direction ». La preuve la plus récente apparue, outre les témoignages au Congrès, les documents gouvernementaux déclassés et jusqu’aux aveux voilés, a été la révélation faite par le célèbre espion, décédé en janvier, il y a seulement trois mois, E. Howard Hunt. L’organisateur des plombiers du Watergate, admet dans son livre posthume American Spy, que l’Agence aurait pu être impliquée dans l’assassinat. Dans des notes manuscrites et un enregistrement fait avant de mourir, il a été plus loin, car il admet avoir participé en 1963 à une réunion de membres de la CIA, dans une maison de sécurité de Miami, où a été abordé le sujet d’un attentat contre le président.


LA MAFIA DE CHICAGO ET CELLE DE MIAMI

Le soir de l’assassinat, Robert Kennedy a téléphoné à Chicago à Julius Draznin, un expert dans la corruption dans les syndicats, pour lui poser des questions sur une possible connexion de la mafia à Dallas. Il a aussi appelé son enquêteur phare au secrétariat à la Justice, Walter Sheridan, qui se trouvait à Nashville, en attente du procès du vieil ennemi de Robert, le dirigeant des camionneurs, Jimmy Hoffa. Si Kennedy avait quelques doutes sur la participation de la mafia dans l’assassinat, ils ont été dissipés deux jours après, quand Jack Ruby a tiré contre Oswald dans le sous-sol du poste de police où était détenu l’assassin présumé de son frère. Sheridan lui a fourni rapidement la preuve que Ruby avait été payé par un proche associé d’Hoffa, Allen M. Dorfman, conseiller chef du Fonds de retraite des camionneurs et beau-fils de Paul Dorfman, dirigeant syndicaliste et principal lien avec la mafia de Chicago. Quelques jours après, Draznin, homme de Kennedy dans l’ancien fief d’Al Capone, a fourni davantage de preuves avec un rapport complet concernant les liens de Ruby avec la mafia. Quand on lui a apporté la liste des appels que Ruby avait faits durant les jours de l’assassinat, il a déclaré que la liste était « comme un duplicata des gens que j’appelais à témoigner devant le Comité qui enquêtait sur les rackets ».

Concernant la CIA, Robert savait que le directeur, John McCone, ne la contrôlait pas. « Richard Helms est celui qui la dirige », a-t-il déclaré à un autre collaborateur, John Seigenthaler. Le jour même du 22 il a eu une conversation révélatrice avec Enrique Ruiz Williams, un ami, un vétéran de l’invasion de la Baie des Cochons, qu’il a laissé sans voix quand il lui a dit : « Un de tes collègues l’a fait ».
« La CIA et les groupes cubains ennemis de Castro tentaient de relier le présumé assassin au régime de La Havane. Mais pour Williams il était clair que Robert Kennedy ne partageait pas cette version des faits ». Des preuves récentes laissent entendre - écrit Talbot -, que Robert avait déjà entendu le nom d’Oswald longtemps avant qu’il fasse la une dans le monde entier, et qu’il reliait cet homme à la guerre souterraine du gouvernement nord-américain contre Cuba. Avec l’arrestation à Dallas, Kennedy « a apparemment compris que la campagne clandestine contre Castro avait eu un effet boomerang contre son frère ».

Des membres de la famille et aussi des amis intimes disent que le week-end suivant l’attentat, Robert, insomniaque, ne cessait de se tracasser sur la mort de son frère. Il a déclaré ce jour-là que « John avait été victime d’un gigantesque complot qui avait surgi dans le cadre d’une des opérations secrètes anti-Castro ». Il n’y avait rien qu’on pouvait faire sur ce point, a-t-il ajouté. La justice devrait attendre le jour où il parviendrait à la Maison Blanche. Au cours de années, Kennedy a soutenu mollement et sans conviction le rapport Warren et sa théorie du tireur unique. Mais en privé, il continuait de travailler avec acharnement pour éclaircir la mort de son frère, dans le but de rouvrir le dossier au cas où il accéderait au pouvoir pour le faire. Après qu’il ait quitté le Département à la Justice en 1964 et ait été élu sénateur de l’État de New York, Kennedy s’est rendu au Mexique, où il a cherché des informations sur le mystérieux voyage d’Oswald en septembre 1963, deux mois avant le crime. Mankiewicz et lui sont arrivés à la conclusion qu’il s’agissait probablement d’un complot qui impliquait la mafia, les exilés cubains et des officiels de la CIA. En mars 68, durant sa campagne pour la présidence, il s’est rendu à un rassemblement houleux d’étudiants à Nortridge, en Californie, qui lui ont crié qu’ils voulaient savoir qui avait tué le président, et que les archives soient ouvertes. Robert savait que s’il abordait ce sujet, celui-ci allait dominer la campagne et faire passer au second rang d’autres affaires brûlantes, comme la guerre du Vietnam et la ségrégation raciale dans le pays. Mais il s’adressait toujours aux étudiants avec une surprenante sincérité et après avoir laissé dans une pièce Mankiewicz, il a répondu après une certaine hésitation : Vous pouvez être surs que personne est plus intéressé que moi. Oui, je rouvrirai l’affaire.Il avait peut-être ce jour-là signé son arrêt de mort. Deux mois après, il allait être aussi assassiné.

On a découvert récemment que le groupe d’officiels de la CIA suspecté de l’assassinat du président, était présent, en dehors de leurs fonctions, dans l’hôtel où a été assassiné Robert, qui était sûr de remporter la présidence. Quand on se rappelle que l’officiel de l’affaire du sale travail contre Cuba a été longtemps George Bush père, on comprend mieux que Luis Posada Carriles, suspecté aussi d’avoir trempé dans l’assassinat, puisse faire chanter le fils. Le terroriste, qui s’est aussi échappé d’une prison au Venezuela, ne sait pas seulement beaucoup de choses sur le scandale concernant le troc armes contre drogues en Amérique centrale. Il détient aussi des secrets sur d’autres crimes inavouables de la clique du CIA-GATE.



Le 11 septembre 2001 servira à nouveau aux " debunkers " de lancer la chasse aux insoumis et autres incrédules qui soumettent pourtant les rapports officiels avec la réalité des faits et y décèlent des manquements graves. Les autorités officielles relayées par les "Mass-media" s'appuient sur les arguties et autres théories les plus délirantes, pour mieux décrédibiliser l'ensemble des objecteurs de conscience confortés pourtant par le niveau des sciences actuelles et les témoignages de premières mains.
    

http://ekouter.net/22-novembre-1963-l-assassinat-de-jfk-avec-jean-marc-roeder-sur-radio-ici-et-maintenant-1481



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