49 - Sa Sainteté le Dalaï-Lama et son ex-filtration par la CIA

 

 

Beaucoup de connaisseurs de l' anthroposophie, se réjouissent un peu trop vite de la relative intrusion au sein de l' occident déchristianisé de l' essor et de l' implantation du bouddhisme tibétain notamment en France grâce à Matthieu Ricard. Quand bien même, les voies pratiques du bouddhisme zen s 'allient parfaitement avec la pensée laïque et agnostique des Lumières, et la vie agitée des occidentaux recherchant des formes spirituelles exotiques, une interrogation se pose quant à la position des maîtres-pratiquants sur la connaissance réelle du JE SUIS , véritable noyau spirituel de l' être humain ! Car, aucune autorité religieuse ou politique tibétaine n' ont entériné les précieuses indications données par Rudolf Steiner concernant les apports spirituels profonds du Bouddha Gautama. En particulier, le lien du Nirmanakaya du Bouddha avec l' enfant Jésus issu de la lignée de Nathan. Je ne m'étendrai pas outre mesure sur le développement imposant que cela suggère, je laisse tout un chacun vérifier par les conférences de Steiner disponibles aux Editions Triades , la teneur de ce que j' avance gratuitement.

Si l' idée de réincarnation a fait son nid au coeur d' un Occident vidé de toute connaissance spirituelle grâce à notre Sainte Eglise (!), ce concept n' est pas neuf et fût partagé par les pères de l' église tels qu'Origène ou Clément d'Alexandrie, mais aussi par les traditions: juive, grecque, celte ou égyptienne.

Mais cette théorie de la réincarnation ne peut être comprise sans l' esprit ; il ne peut y avoir de réincarnation sans Esprit ! Posons-nous la question des forces humaines et spirituelles qui sont à l' oeuvre derrière ce grand retour ( d' inspiration luciférienne ) pour promouvoir un bouddhisme évidé de la révélation et de l' impulsion postérieure du Christ. 

Un début de réponse se fait jour par un document déclassifié qui une fois encore démontre les collusions entre des réseaux politiques occidentaux et la spiritualité de l'Orient.

 

31 mars 1959 – 31 mars 2015 : Il y a 56 ans, la CIA organisait l’évacuation du Dalaï-lama du Tibet ( source UPR )


Le magazine Le Point deviendrait-il « conspirationniste » ?

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En tout cas, il rappelle aujourd’hui que c’est sous la protection de la CIA que le Dalaï-lama a fui Lhassa le 31 mars 1959 : http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/31-mars-1959-le-dalai-lama-fuit-le-tibet-sous-la-protection-de-la-cia-31-03-2012-1446950_494.php#xtor=CS2-239
Bien entendu, je ne nie absolument pas qu’il y ait eu une sinisation forcée du Tibet et que le gouvernement de Pékin se soit livré à des atrocités au Tibet.
Cependant, comme le dit le proverbe chinois : « Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles qu’on a le plus intérêt à savoir. »
Il est donc important de comprendre que, derrière le conte de fées du Dalaï-Lama avec sa robe safran promu régulièrement dans les médias occidentaux, se cache le soutien résolu de Washington et de la CIA, et que ce soutien n’a rien à voir avec la théologie du bouddhisme tantrique…
Le soutien de Washington et de la CIA au Dalaï-lama s’inscrit dans le même type de réflexion géopolitique que celui qui conduit les mêmes à soutenir les révolutions de couleur, l’opposition syrienne, l’opposition vénézuélienne, le Maïdan en Ukraine, mais aussi la politique des euro-régions dans l’Union européenne.

Les internautes soucieux de s’informer sur ce qui se cache derrière M. Tenzin Gyatso, alias le Dalaï-lama, trouveront intérêt à lire :

– le livre du chercheur français Maxime Vivas, dont voici un aperçu : http://www.atlantico.fr/decryptage/dalai-lama-cia-162933.html
– cette analyse de Michel Collon, qui cite notamment le parcours désabusé de l’historien britannique Patrick French, qui a claqué la porte de la présidence de Free Tibet Campaign lorsqu’il découvrit l’envers du décor : http://michelcollon.info/La-CIA-sponsor-du-Dalai-Lama.html
– un site de Bouddhistes tantriques qui dénonce l’imposture : http://www.westernshugdensociety.org/dalai-lama/
– cet Historien américain : https://www.youtube.com/watch?v=K1ocfgUxvCI
– la presse américaine :
New York Times : http://www.nytimes.com/1998/10/02/world/world-news-briefs-dalai-lama-group-says-it-got-money-from-cia.html
Le Magazine Time qui révèle que le frère du Dalaï-lama, Thubten Jigme Norbu, est lui aussi financé par la CIA comme agent directement payé : http://content.time.com/time/specials/packages/article/0,28804,1933053_1933052_1933046,00.html
– cet ouvrage très documenté de chercheurs américains
– à propos des liens avec le nazisme : http://www.info-sectes.org/religion/dalai-lama-nazis-hitler.htm
Et enfin, bien entendu, cet extrait de ma conférence sur « La tromperie universelle » https://www.youtube.com/watch?v=DTY8NAJqOIg

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L’imposture du Dalaï-lama bat tous les records, comme le révèle les deux anecdotes suivantes :

1°) Il a décidé que la réincarnation – point central du bouddhisme tibétain – devait désormais faire place au choix, par lui-même, de son successeur…
Le Dalaï-lama (M. Tenzin Gyatso dans le civil) doit son pouvoir au fait qu’il est censé être la réincarnation de son prédécesseur.
Depuis le XVIIe siècle, en effet, à la mort d’un Dalaï-lama, un conseil de « tulkus » (c’est-à-dire des maîtres réincarnés) se réunit pour désigner, parmi plusieurs dizaines de jeunes enfants, la réincarnation de leur chef spirituel. Il s’agit d’un point central de la croyance du bouddhisme tantrique.

Seulement voilà : M. Tenzin Gyatso a décidé que le principe de la réincarnation était une institution vieillotte et qu’il allait choisir son successeur de son vivant… Cette décision ahurissante est à peu près comparable à celle qui consisterait à voir le pape annoncer qu’en définitive il renonçait à croire en la Résurrection au motif qu’il faudrait « dépoussiérer Pâques devenu une institution vieillotte ». (Je rappelle que, dans la religion catholique, un pape est le successeur élu de son prédécesseur, qu’il soit mort ou vivant. A la différence du Dalaï-lama, il n’en est absolument pas la réincarnation ).

 

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Ce n’est pas tout : M. Tenzin Gyatso a donc choisi son successeur – sous le couvert d’une « élection » parmi les membres de sa communauté en exil.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son successeur a de quoi plaire à ceux qui le payent.
Il s’appelle M. Lobsang Sangay et a un pedigree formidable.
Il a bénéficié d’une « Bourse Fullbright ». Ces bourses sont financées directement par le Département d’État du gouvernement américain ( cf. http://en.wikipedia.org/wiki/Fulbright_Program ) et leurs liens avec la CIA sont un secret de Polichinelle (cf. par exemple ce livre)
Le futur Dalaï-lama – M. Lobsang Sangay – a ensuite suivi des cours à Harvard et vit principalement aux États-Unis, comme « Premier ministre du Tibet en exil »
( cf. http://en.wikipedia.org/wiki/Lobsang_Sangay )

2°) Sa Sainteté le Dalaï-lama, Prix Nobel de la Paix » a refusé de condamner la guerre en Irak de son « ami » George Bush
Il suffit de regarder cette vidéo pour s’en convaincre : on y voit « Sa Sainteté le Dalaï-lama, Prix Nobel de la Paix » tourner autour du pot et refuser absolument de condamner la guerre en Irak déclenchée par son « ami » George W. Bush : https://www.youtube.com/watch?v=kQRGCIXlq0c
Cette guerre illégale a été décidée en violation du droit international et pour des motifs faux (les prétendues « armes de destruction massive de Saddam Hussein), et elle a fait au bas mot 800.000 à 1 million de morts.




Patrick French, alors qu'il était directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l'indépendance du Tibet) en Angleterre, a été le premier à pouvoir consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il en a tiré des conclusions étonnantes.
Les Chinois ont-ils liquidé les Tibétains ?
http://www.solidaire.org/ 31-05-2006

Il en est arrivé à la conclusion dégrisante que les preuves du génocide tibétain par les Chinois avaient été falsifiées et il a aussitôt donné sa démission en tant que directeur de la campagne pour l'indépendance du Tibet (1).

Dans les années soixante, sous la direction du frère du Dalaï-Lama, Gyalo Thondrup, des témoignages furent collectés parmi les réfugiés tibétains en Inde. French constata que les chiffres des morts avaient été ajoutés en marge par après. Autre exemple, le même affrontement armé, narrée par cinq réfugiés différents, avait été comptabilisée cinq fois. Entre-temps, le chiffre de 1,2 million de tués par la faute des Chinois allait faire le tour du monde.

French affirme que ce n'est tout bonnement pas possible : tous les chiffres concernent des hommes. Et il n'y avait que 1,5 million de Tibétains mâles, à l'époque. Il n'y en aurait donc quasiment plus aujourd'hui. Depuis, la population a augmenté pour atteindre presque 6 millions d'habitants actuellement, soit presque deux fois plus qu'en 1954. Chiffre donné et par le Dalaï-Lama et les autorités chinoises, étonnamment d'accord pour une fois.

Les observateurs internationaux (la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la santé) se rangent d'ailleurs derrière ces chiffres. N'empêche qu'aujourd'hui encore, le Dalaï-Lama continue à prétendre que 1,2 million de Tibétains sont morts de la faute des Chinois.

Le dalaï-lama est-il une sorte de pape du bouddhisme mondial ?


Ici, il convient de relativiser les choses. 6 % de la population mondiale est bouddhiste. C'est peu. En outre, le dalaï-lama n'est en aucun cas le représentant du bouddhisme zen (Japon), ni du bouddhisme de l'Asie du Sud-Est (Thaïlande), ni non plus du bouddhisme chinois. Le bouddhisme tibétain représente seulement 1/60e de ces 6 %. Et, enfin, il existe de plus au Tibet quatre écoles séparées. Le Dalaï-Lama appartient à l'une d'elles : la « gelugpa » (les bonnets jaunes). Bref, un pape suivi par peu de fidèles religieux, mais par beaucoup d'adeptes politiques…

Qui sont ses sponsors ?

De 1959 à 1972 :

- 180.000 dollars par an pour lui personnellement, sur les fiches de paie de la CIA (documents libérés par le gouvernement américain ; le dalaï-lama a nié la chose jusqu'en 1980).

- 1,7 million de dollars par an pour la mise en place de son réseau international.

Ensuite le même montant a été versé via une dotation du NED, une organisation non gouvernementale américaine dont le budget est alimenté par le Congrès. Le Dalaï-Lama dit que ses deux frères gèrent « les affaires ». Ses deux frères, Thubten Norbu (un lama de rang supérieur) et Gyalo Thondrup avaient été embauchés par la CIA dès 1951, le premier pour collecter des fonds et diriger la propagande et le second pour organiser la résistance armée.
https://history.state.gov/historicaldocuments/frus1964-68v30/d337
http://www.westernshugdensociety.org/photos/

La bombe atomique indienne : le bouddha souriant !

Dès le début, c'est-à-dire quand il est devenu manifeste que la révolution chinoise allait se solder par un succès en 1949, les USA ont essayé de convaincre le dalaï-lama de gagner l'exil. Ils mirent de l'argent, toute une logistique et leur propagande à sa disposition. Mais le dalaï-lama et son gouvernement voulaient que les États-Unis envoient une armée sur place comme ils l'avaient fait en Corée et ils trouvèrent donc la proposition américaine trop faible. (Modern War Studies, Kansas University, USA, 2002). En 1959, les Etats-Unis parvenaient quand même à convaincre le dalaï-lama de quitter le Tibet, mais il fallait encore convaincre l'Inde de lui accorder l'asile. Eisenhower proposait un « marché » à Nehru : l'Inde acceptait le dalaï-lama sur son territoire et les Etats-Unis octroyaient à 400 ingénieurs indiens une bourse d'études afin qu'ils s'initient à la « technologie nucléaire » aux États-Unis. Le marché fut accepté2. En 1974, la première bombe A indienne fut affublée du surnom cynique de… « bouddha souriant »3. 

 

 

1 “Tibet, Tibet”, P.French, Albin Michel, 2005.

2 Le major américain William Corson, responsable des négociations de l'époque, Press Trust of India, 10/8/1999.

3 Raj Ramanna, ancien directeur du programme nucléaire de l'Inde, 10/10/1997, Press Trust of India.

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