34 - L' approche philosophico-goethéenne de Rudolf Steiner afin de soutenir une nouvelle démarche théosophique au Congrès de Bologne 1911





Annie Besant et Steiner tireront la théosophie pour l'une du côté de l' lnde et pour l'autre du côté du Deutsch-Christentum, les rivalités de pouvoir attesteront de cet appauvrissement collectif du symbolique au profit de l'histoire, de la rationalisation, de l'institution ; mouvement déjà largement perceptible lorsqu' Annie Besant, en 1907, déplorait la disparition des " phénomènes " qui avaient marqué les débuts de la Société théosophique et que fût délaissée << la connaissance des autres mondes pour en venir à ne plus dépendre que de l'ouï-dire, la tradition, la foi en l'expérience d'autrui, et à cesser de revivifier les expériences faites >> : << Et quant au splendide résultat des années écoulées, la diffusion de ces idées qui deviennent des lieux communs aujourd'hui auprès des gens cultivés et intellectuels, un arrêt surviendra, et [notre] influence cessera de se faire sentir, parce que nous aurons délaissé une part de notre oeuvre, négligé une part de notre message >>

 Le retour à l'entre-soi, l' évacuation d'une confrontation avec l'exotisme - la pensée germanique relevant presqu'autant de cette catégorie pour Annie Besant -, les succès publics conforteront l'administration au détriment de l' élaboration.


Andrei Biély


Le regard de Biély - côté Steiner - est ici aussi révélateur : << Rien ne ressemblait moins à une société que la " Société " lorsque je l'ai connue en 1912 (...) il n'y avait rien d'une société théosophique dans l'association intérieure que formaient Steiner, ses disciples et les disciples de ses disciples : ils étaient mus par un rythme - un champ magnétique qui disposait ceux qui avaient des yeux et des oreilles selon des espèces de figures de Chladni. >>

Quelques années plus tard : << A mesure que la Société Anthroposophique grandissait, à  mesure qu'elle se laissait envahir par des tâches extérieures, les personnalités hors du commun, les " ésotéristes éminents s'y dissolvaient au point qu'ils ne pouvaient déjà plus colorer le milieu où ils baignaient :
la Société perdait sa nuance pourpre de sang devenue lumière, palissait, rosissait ; et devenait... de la lavasse, où surnageait l' écume des livres, des Congrès, des talents, très estimables selon les critères habituels (...) >>



L'éloignement du fond religieux indien, s'il nécessite un substitut symbolique qui puisse donner aux pratiques un support imaginatif d'abord indispensable, permet par ailleurs de présenter ces pratiques comme des processus de la vie intérieure susceptibles d' être pensés. Le lien avec la réflexion philosophique pourra d'autant mieux se faire qu'auront été abandonnées les couleurs trop voyantes de l'exotisme et les références religieuses trop peu laïcisées. L'intervention de Rudolf Steiner au Congrès International de Philosophie de Bologne en 1911 est, à cet égard, tout à fait représentatif d'une théosophie à l'usage des philosophes.


La conférence de Rudolf Steiner

 


Le moment est exceptionnel. Dans la Salle ou la tribune : Arrhenius,Assagioli, Bergson, Blondel, Boutroux, Brunschvicg, Croce, Deussen,Driesch, Durkheim, Flournoy, Keyserling, Langevin, Levy-Bruhl, Mach,Masson-Oursel, Ortega y Gasser, Poincaré. Dans la Salle, Annie Besant, présidente de la Société théosophique et Maria Von Sivers, collaboratrice et future épouse de Rudolf Steiner.
Les sessions sont organisées de telle façon que les susceptibilités personnelles peuvent ne pas se rencontrer. Mais certaines préoccupations courent au travers de sessions à thèmes bien différents : Bergson traite de << L'intuition philosophique >> et << L'intuition musicale >> (F. Torrefranca) est également abordée ; Parodi parle d'<< Intuition et Raison >> ; Keyserling de la << Réalité métaphysique >> ; deux communications portent sur Swedenborg ; << Représentation et pensée dans le rêve >> (F. Hacker), << La théorie de la connaissance et le problème de l'origine de la connaissance >> (N. Losskij), le << subconscient >> (R. Assagioli) ou le << Problème de la contribution de la psychiatrie à la science de l'esprit >> CF. del Greco) ponctuent la session de psychologie.
Une session entière est consacrée à la philosophie de la religion. Bhagavan Dâs, intervenant indien, théosophe, présente la << Métaphysique de la Théosophie >>, cite Héléna Blavatsky et la Doctrine secrète.

C'est dans ce cadre que prend place la conférence de Steiner, le samedi 8 avril. Les présidents de séance sont l'indianiste Paul Deussen et Prabhu Durt Shastri qui parlera de la << Doctrine de la maya dans la philosophie indienne >> : il cite Kant et Schopenhauer. Aucune référence n'est faite à la théosophie mais il précise que << ceux qui méprisent la philosophie indienne devraient d'abord étudier, si possible à partir des sources d'origine, et leur attitude peut-être alors changerait >>. Suit une conférence de Carlo Formichi sur le << Bouddhisme, religion ou philosophie ? >>. Steiner intervient au final pour traiter des << Fondements psychologiques et de la position de la théosophie dans la théorie de la connaissance >>.

L'exposé commence par un double mouvement qui affirme que le << caractère scientifique >> de la démarche théosophique en matière de théorie de la connaissance et la dissocie de la théosophie des siècles passés que connaissent les philosophes présents, << orientations spirituelles qui surgissent à nouveau de temps en temps au cours de la vie culturelle de l'humanité et avec lesquelles ce qui est exposé ici ne coïncide nullement, bien que cela leur ressemble sous maints aspects >> (p. 126).

La théorie de la connaissance que va développer Steiner, présente plusieurs particularités par rapport à celle produite par la science dont la philosophie << s'est accommodée >> (p. 127/225). La théosophie considère que la connaissance ne réside pas seulement dans les observations et les expériences faites sur le monde extérieur et élaborées ensuite intellectuellement en dehors de toute subjectivité. La façon dont est menée l' étude du << subconscient (Unterbewusstsein) >> (p. 128/225) se fait d'ailleurs selon ces mêmes critères, comme un objet de la science. La théosophie crée ses propres conditions d'observations en posant certains << exercices de l' âme (SeelenAbungen) >>, certaines << expériences intérieures (Seelenerlebnisse) >> qui vont faire naitre une << attitude d' âme (Seelenverfassung) >> (p.129/226) susceptible d'amener une connaissance qui << n'est rien d'achevé, de terminé (nichts Fenes, Abgescblossenes) >> mais qui se présente comme << quelque chose de fluide et susceptible d' évoluer (etwas/liessendes, entwicklunb ist) >> (p. 128/225).
Sans pour autant que soit abandonné le contrôle de soi par la même logique et la même conscience que dans la vie ordinaire, la théosophie << croit pouvoir indiquer que derrière la sphère de la vie normale de l'âme, il en existe encore une autre dans laquelle l'homme peut pénétrer >> .


Si le caractère méthodique de la démarche et l'usage de la logique peuvent permettre à la théosophie de se réclamer de la science, l' observateur, l 'observation et l'objet de l'expérience nécessitent une dissociation qui, dans la science, est une condition de l'objectivité : la réalisation de cette condition ne peut être constatée ici et le déroulement de l'expérience ne peut être suivi par une tierce personne. En termes scientifiques, tout le déroulement de la démarche théosophique sera considérée comme éminemment subjectif. L'expérience, l'objet de l' expérience, l'observation et l' observateur évoluent dès que commence l'expérience. Avec l'<< attitude d' âme >> un changement de l'ensemble des conditions se produit. L'observation va en être affectée mais la causalité qui pourra affecter la personne même de l'observateur, trop complexe, trop diffuse et trop différée ne peut pas être retenue par la science comme un résultat de l'ensemble de l' expérience ; non plus que les affirmations solipsistes de l'observateur qui ne pourront, au mieux, que recevoir la confirmation d'un autre observateur s' étant soumis aux mêmes conditions d' expérience.

L' écueil majeur tient dans le fait qu'il s'agit d'une expérience de << l'âme >>, sur << l âme >> et qui ne sort pas de << l' âme>>. << Eprouvées (ehrfaren) >> (p. 129/226) et non prouvées, c'est << après les avoir décrites que ces expériences de l' âme seront vivifiées sur leur valeur au regard de la théorie de la connaissance >> (p. 130). La nécessité d' en passer par une traduction subjective, puis par une description faisant du langage le médiateur commun pour aboutir à une  conceptualisation peut satisfaire dans le principe la philosophie mais pas une science soumise aux exigences restrictives de la preuve.

Les successifs développements de la plante de Goethe sous-tendent les phases du plan de l'exposé : ils vont permettre de discerner la logique argumentaire tout autant que le projet d'ensemble.




A -  Diastole, graine


L'isolement par rapport aux perceptions extérieures, la cessation de l' activité intellectuelle, la répétition régulière sur de longues périodes des exercices de méditation sont les conditions pratiques de l'expérience.

Les contenus élaborés par la répétition des << exercices de l' âme >> sont<< enfouis en quelque sorte comme des germes spirituels dans le sol nourricier (geistige keime in den Mutterboden) de la vie de l' âme >>(pp. 130/227). La comparaison est à noter. Le calme intérieur complet
permet alors d'<< observer que sous l'effet réitéré d'un tel exercice la disposition de l' âme se modifie effectivement >> (p. 130).
Alors que << dans les concepts et idées que l'homme élabore, il veut avoir d'abord quelque chose qui puisse être la copie, ou du moins le signe de ce qui réside hors des concepts ou des idées >> (p. 130),les concepts tels qu'ils sont utilisés au cours du processus ne le sont pas << en tant qu' éléments de la connaissance, mais en tant que forces réelles >> (p. 131).

La dissociation du contenu du concept et de la force que fait naître son exercice répété fait perdre au concept sa spécificité et sa fonction pour être utilisé de la même façon que le seront d'abord les << représentations que l'on peut qualifier de symboles (als Sinnbilder, Symbole bezeichnen
kann) >> (p. 132/228).

Et Steiner d' évoquer << I'image symbolique (symboZiscbes Bild) >> de la plante << primordiale >> (Urpflanze) de Goethe, le centaure (Centauer), le caducée (Mercurstab), des << formations mathématiques >> comme la courbe de Cassini (pp. 132-133/228).

La plante << primordiale >> de Goethe est donnée comme exemple d'une << synthèse (zusammenfassend) de contenus multiples >> (p. 132/228) qui peut contenir les autres symboles jusqu'aux abstractions géométriques de la courbe de Cassini.

La proposition d'adopter certaines figures symboliques trouve ici son éclairage : le centaure - premier symbole - donne une image de l' homme à la fois << nature inférieure >> par l'organisation animale qu'il conviendra de dépasser et forme humaine << dans ses rapports avec l'être spirituel >>(p. 133).
Sont ainsi posés les deux pôles entre lesquels évoluera la faon de penser de l' âme consciente. Le caducée ensuite, réitère le geste de croissance de la plante de Goethe qui évolue selon une alternance de diastoles et de systoles. Cette << représentation d'une droite autour de laquelle s'enroule une courbe en forme de spirale >> (p. 133), correspond à ce que Goethe qualifie de << tuteur spirituel >> et à << la tendance spirale 432 >> que certains végétaux présentent de façon évidente. <<il faut alors s'imaginer une telle figure comme un système de forces (Kresystem) >> (p. 133/229), avant de passer au symbole épuré de << la courbe de Cassini avec ses trois figures,
l'ellipsoïde, la lemniscate et celle qui est constituée de deux branches >>.
Symbole pur mais analogiquement susceptible d' être comptée parmi  des symboles (Sinnbilder) de processus propres à l' univers >> comme la croissance de la plante peut être << l' image (bild) du développement humain >> (pp. 134, 133 /229).

A plusieurs reprises, Goethe, pour désigner le type, utilise le terme Bild et qualifie d'<< image première >> ou << primordiale >>, Urbild, ce à partir de quoi la nature produit, opposant alors la Bildung de la nature, son oeuvre de << formation >>, la Gestalt, la forme réalisée. Non sans équivoque, Goethe présente cette << image >> comme une construction de l'esprit et comme une réalité suprasensible.
Steiner rend compte de cette équivoque par l' utilisation du terme de symbole, le mot désignant toute construction sensible destinée à appréhender le suprasensible, << quelque chose à partir de quoi, par des modifications systématiques, peuvent être imaginées toutes sortes de formes qui portent en elles la possibilité d' exister >> (p. 132), reprenant ainsi la caractéristique même de la plante << primordiale >> donnée par Goethe.
 Le même exercice est repris mais au niveau géométrique, en faisant évoluer la courbe de Cassini.

Les représentations que donnent la science ou les symboles valent moins pour elles-mêmes que pour le travail intérieur dont elles portent les effets et - dans le cas de la courbe de Cassini -, pour ce que << le passage d'une courbe à l'autre, conformément aux lois mathématiques, suscite dans l' âme des sentiments correspondants >> (p. 134). Le travail intérieur repose ici sur une appréhension des variations possibles d'une même figure et sur la dynamique que peut susciter la transformation des éléments.
Le symbole, << imagé et vivant, saturé de contenu >> (p. 133), à la même fonction ici que les Stances de Dzyan : à la fois se poser comme espace de convergence et générer des convergences qu'il faut apprendre à dépasser.


B -  Systole, feuilles 

 


Alors que les ramifications du système racinaire sont animées par un mouvement centrifuge infini parce qu'elles ne sont pas limitées par la lumière, les exercices à ce niveau doivent être bornés et le travail progressif va se poursuivre par l'abandon des figures géométriques au profit de << symboles qui correspondent à des représentations exprimables par des mots >>. Ces mots devront être réduits dans leurs évocations sensibles. Ainsi, " l' amour sacrificiel " doit amener à l' évocation de la chaleur puis à celle de la lumière symbolisant " l' ordonnance des phénomènes de l 'univers ". Au terme de cette phase germinale, le calme de l' âme et l' isolement de la vie de l' âme au sein des symboles ont été essentiels. " En cas de réussite, l' âme se sent comme dégagée de l' organisation corporelle ". Seuls les sens de la vue et de l' ouïe se manifestent par des représentations colorées ou sonores à l' intérieur de la conscience ordinaire et l' âme fait l' expérience qu'elle peut se retirer dans un espace d' être intérieur qu'elle doit au succès des exercices, dans un espace qui avant la pratique des exercices était un vide, quelque chose d' imperceptible.

Auparavant, de multiples phases transitoires ont préparé ces moments, dont celle du sommeil qui permet d' observer qu'un complexe de forces se dégage du corps de veille pour, au réveil, intervenir de façon régulière dans la structure de son organisation corporelle. Comme dans une représentation de souvenir, il sent un écho d' effets qui de sa source ont agit sur l' organisation corporelle pendant le sommeil.
Steiner prend note ici du rôle intermédiaire de la conscience qui se rend compte qu'elle se trouve en relation avec un monde suprasensible, tout comme elle se trouve grâce aux sens, dans une relation de connaissance avec le monde sensible. C'est privée de  l' exercice des sens que la conscience se tourne vers le monde spirituel, si tant est que ce qui est vécu de cette façon n'est pas à reléguer dans le domaine de l' illusion, de l' hallucination ou de l' autosuggestion ( P.137)

Il ne s'agit pas ici d'un " débat théorique sur l' existence d'un monde suprasensible " mais d'une démarche expérimentale nécessitant méthode, application et discernement critique. La spéculation métaphysique, conformément aux tendances de l' époque, laisse la place à l' expérience : une expérience directe révèle à l' investigateur la différence entre le suprasensible imaginé et le suprasensible perçu " mais qui pourtant, se prête facilement au reproche de subjectivité : " les différences qui apparaissent dans les descriptions fournies par des investigateurs du monde spirituel ne sauraient être vues sous un autre éclairage que les récits divergents de voyageurs ayant parcouru la meme région >>(p. 138). 

Steiner exclut qu'ils aient pu parcourir les mêmes livres ou que le même investigateur, à quelques années de distance et pour un autre auditoire, ait pu parcourir autrement << la même région >>. C 'est en un raccourci saisissant que Steiner écrivait en 1905 : << Traduit en langage théosophique, la descente de Faust vers les Mères peut être assimilée à son entrée dans la région du dévachan (Und den Gang zu den <<Miittern>> kann man, in tbeosopbiscber Spracbe ausgedrAckt, ctn Eindringen Fausts in das devacbaniscbe Reich nennen) >>

Et, de façon plus explicite, après s'être largement attardé sur les étapes et les procédés de << la Yoga >> à mettre en oeuvre, il disait en 1906 : << La respiration rythmique selon le système de la Yoga, est un des moyens qui est pratiqué pour entrer dans le monde du Dévachan (...) En s'entrainant à méditer pendant que le souffle est retenu, on parvient au second degré du Dévachan (...) c'est l'océan du Dévachan. Ici, l'initié plonge à la source jaillissante de toute vie (...) On parvient au troisième degré du Dévachan lorsqu'on libère sa pensée de tout lien avec le monde physique, lorsqu'on peut se ressentir dans la vie de la pensée sans contenu de pensée (...) Au quatrième degré de la pénétration dans le Dévachan, les choses apparaissent sous forme de leurs Archétypes(...) C'est le laboratoire du monde qui renferme toutes les formes dont est issue la création ; ce sont les " idées " de Platon, le " royaume des Mères " dont parle Goethe et d' où il tire le fantôme d' Hélène. 
Ce qui apparaît dans cet état du Dévachan, c'est ce que l' lnde appelle la chronique de l' Akasha. Dans notre langue moderne nous l'appellerions le cliché astral de tous les évènements du monde (...). >>


Avec les << Mères >> de Goethe, le fantôme d' Hélène, les Idées de Platon, viendront encore dans ces pages, l' Od de Reichenbach, les archanges de Denys l'Aropagite, la musique des sphères de Pythagore... Au-delà de ce qui peut être vu comme du syncrétisme débridé, le propos de Steiner témoigne de son travail d'assimilation de la doctrine théosophique, de son souci de fonder des équivalences, de tisser des liens entre des univers éloignés et de ne rien laisser hors du pensable. Ce déploiement, exploration et organisation du grand récit théosophique, se fait comme s'il devait à son tour être considéré comme un symbole, << saturé de contenu >> << synthèse de contenus multiples >>. 
A Bologne, Steiner sera plus sobre.

Le << monde imaginatif (die imaginative Welt) >> auquel accède l' âme dégagé de l'organisme corporel, n'est pas ici celui de << l' imaginaire (eingebiLdete) >> mais la << forme (Form) >> par laquelle se traduit << la nature qualitative du concenu de l' Ame (die qualitative Bescbanbeit des
SeeLeninbaltes) >>. Les << imaginations (die /maginationem) >> que perçoit l' investigateur spirituel se présentent pour lui avec la même certitude qu'une couleur dans le monde physique (p. 138/232).


C -  Diastole, calice

 


L'investigateur spirituel devra pour dépasser ce << premier pas >> dans le << monde imaginatif >> et ne pas en rester au << côté extêrieur >> du monde suprasensible, << éliminer totalement de sa conscience Le contenu les symboles (den InbaLt der SymboLe ans seinem Bewusstsein volLsthud zu enernen) >>. Seul doit demeurer dans la conscience le << processus (der Vorgang) >> acquis. << Par une sorte d'abstraction réelle, le contenu de représentations issues de symboles doit être rejeté (deg InbaLt des SymboL- Vorstellens abgeworfen Werden) afin que dans la conscience ne demeure que la forme de l' experience (des ErLebens) vécue grâce aux symboles >>(p. 139/232).

La conscience prendra dès lors << pour objet de la méditation la trame (Wehen) intérieure du contenu de l' âme >>.

Un tel processus, qui est comme une << faible ombre (ein scbwacber Scbatten) >> par rapport à l'objet qui projette son ombre et dont l' âme fait l' expérience, apparait par la mise en oeuvre de << l'énergie psychique (psychische Energie) >> (pp. 139-140/232-233).

Le mouvement qui va de la perception sensible, au déploiement de la << synthèse de contenus multiples >> les symboles, à l' élimination de leur contenu pour ne conserver que le processus - couleur, trame, faible ombre -, qu'ils ont contribué à faire apparaitre, aboutit, après la mise en oeuvre de << l' énergie psychique >>, un renversement de perspective : ce qui était progressive concentration de la conscience sur elle-même se traduit par un nouvel élargissement : << L'activité obtenue de cette façon dans le contenu de l' âme (Wehen in dem SeeLeninbaLte) peut être appelée une contemplation réelle de soi (reaLe SeLbstanschanung). 
L' être intérieur humain apprend de cette manière à se connaitre, pas seulement sous la forme d'une réflexion sur Lui-même (dunk Rejlexion auf sick Selbst) en tant que porteur des impressions sensorielles et instance qui élabore ces impressions par la pensée mais c'est Le Soi (Selbst) qui apprend à se connaitre tel qu'il est, sans la moindre relation avec un contenu sensible >>.

IL ne s'agit pas d'une auto-observation visant à  reporter l'attention du monde alentour sur Le << Moi >> (Ich) << comme pour être reflétée sur Le Soi connaissant. Dans ce cas Le contenu de la conscience se réduit jusqu' à n' être plus qu'un point, celui du Moi >>. Au contraire, Le Soi n'est pas une projection du Moi mais iL << se ressent en Lui-même comme réalité suprasensible >>, il << ne se sent pas en dehors du tissu des Lois (ausserbalb des Gewebes von Gesetzen) comme dans Les Lois naturelles qui sont abstraites des phénomènes environnants ; il se sent au contraire à l' intérieur de ce tissu (gewebe) ; Il se sent un avec lui (es erlebt sick ah Etas mit demselben)
>> (pp. 140/233).

Le mouvement alterné d'une expansion suivi d'une contraction ou d'une diastole suivi d'une systole, qui se perçoit assez bien dans le texte, et qui va se poursuivre, évoque la formation de la plante chez Goethe, et l'affinement de ses successifs organes sur son << tuteur spirituel>>. (voir note compl.)

En L'occurrence, la Littérature théosophique confortait déjà aisément Le schème goethéen de la diastole et de la systole : << L'expansion et la contraction de la " Toile "- c'est-à-dire L' étoffe ou atomes dont est fait le Monde (the expanding and contracting of the Web - i.e., the world stuff of atoms) - exprime ici Le mouvement de la pulsation  ; car c'est la contraction et L'expansion régulière de l'Océan infini et sans rivage de ce que nous pouvons appeler Le noumène de la Matière, émané par Svabhvat qui est la cause de la vibration universelle des atomes >> (DS I, p. 62/ SD 1, p. 84).





Le schème goethéen s'impose avec d'autant plus de facilité chez les théosophes qu'il peut se superposer à L' étagement des << chakras >> ou << fleurs de Lotus >> (DS 6, pp. 209-214, 259/ SD 4, pp. 502-507, 547) le long de la << Sushumna >> - anatomiquement, La colonne vertébrale << appelée Brahmadanda, Le bâton de Brahma >>, le bâton du caducée, la tige et Le << tuteur spirituel >> des métamorphoses -, rythmé par l' entre-croisement de << deux canaux, Ida et Pingala >> - mouvement des deux serpents du caducée tendance spirale de la plante et diastole-systole -, Le caducée étant explicité à son tour par << Le tronc de l' Asvatta, L'arbre de Vie et d' Être " ( DS 3 p.309 ) . Steiner ne mentionne pas les " chakras " dans cette conférence mais il consacre un chapitre entier dans  l' initiation et les mentionne dans la science de l' occulte, ouvrages dont il conseille la lecture au cours de sa conférence.

D - Systole, corolle , sépales, pétales 

 

L' âme  qui avait tiré de son propre fonds des contenus qu'elle avait ensuite éliminés, va recevoir un " contenu qui pénètre l' âme à partir de l' extérieur " et ce " remplissage avec du contenu suprasensible est en même temps une vie immédiate au sein de ce contenu ".
La mémoire qui auparavant était sollicitée, ne serait-ce que par le travail sur les symboles, voit son mouvement d' évocation du passé se réduire à sa fonction présente avant de se  développer à un autre niveau par la suite :

(...) l' alliance qui s'opère entre le Moi et un contenu spirituel est ressentie comme l' alliance du Moi avec une représentation du souvenir conservée dans la mémoire. Mais la différence est que le contenu de ce à quoi on s' allie ne se compare en rien à une expérience antérieure, et qu'il ne faut pas être relié à un évènement passé, mais seulement à un évènement du présent.
On peut dire d'une connaissance de cette sorte qu'elle est obtenue par Inspiration.


E - Diastole , étamine , pistil

 

Le contenu de l' âme auparavant subjectif va devenir << enfin ce que l'on peut regarder objectivement >> << lorsqu'on le condense en quelque sorte en lui-même au moyen de l' énergie de l' âme (wenn man ibn dunk Seelenenergie gewissermassen in sick selbst verdicbtet) >> (p. 142/234).

Nouvelle concentration mettant contribution cette fois, non plus << l' énergie psychique >> mais << l' énergie de l' âme >> qui provoque l'objectivation du corps astral. L'ensemble appartient encore à la part psychique de l' âme. Ainsi : << Lors de ce processus du psychisme (Prozesse der Psyche) on s'aperçoit qu'entre l'organisation corporelle physique et ce quelque chose que l'on a réussi à détacher (abgetrennt) grâce à des exercices, il y a encore autre chose qui s'intercale (dazswiscbenliegt) >> (p. 142/234).



F -  Systole, fruit



Le corps humain, physique, astral, éthérique et Moi, est organisé selon une hiérarchie de corps - le terme corps peut être employé pour désigner des formes psychiques et spirituelles -, qui se retrouvent à des niveaux supérieurs et permettent de dégager des processus et des essences. 

Ainsi, le Moi désigne la réunion de l' << âme de sensibilité >>, de l' << âme d'entendement >> et de l' << âme de conscience >> ; cette dernière désigne à son tour la réunion du << Moi spirituel >> ou << Manas >>, de l' << Esprit de vie >> ou << Bouddhi >> et de l' << Homme-Esprit >> ou << Atma >>.
<< Ce quelque chose qui est indépendant de l'organisation corporelle et dans lequel vit le Soi, est appelé le corps astral (Astralleib) ; et ce qui s'intercale entre ce corps astral et l'organisme physique, est appelé le corps éthérique (Aetberleib) >> (p. 142/234).
Le regard << objectif >> permet de poser ce qui n' était auparavant qu'un vécu ou un savoir : entre le corps physique et le moi, il y a encore le corps éthérique ou corps de vie que l'homme partage avec tous les êtres vivants ; vient ensuite le corps astral - corps de désir, de pulsion, de sensations -, plus individualisé, que l'homme a en commun avec la vie animale. Poser en tant qu'objet cela signifie qu' à ce moment de l'expérience, l'investigateur se trouve à un autre niveau.
Cette " énergie psychique " auparavant mise en oeuvre était la part dans l' âme, la plus affinée du corps astral, correspondant aux processus. cette dissociation - matière/processus que constitue l' opération d' affinement permet l' objectivation de la part restante du corps astral. de même, cette " énergie psychique " est la part du corps éthérique, dans l' âme d' entendement, correspondant à la part affinée, la part des processus du corps éthérique.

   Du corps éthérique proviennent les forces grâce auxquelles le Soi est en mesure de faire du contenu subjectif de la connaissance inspirée une conception objective.
   Le corps éthérique est vécu comme une confluence des lois universelles (...) Il n'est rien d' autre qu'une image concentrée de lois cosmiques, un reflet des lois cosmiques.

A ce moment, Steiner va interrompre sa relation pour traiter assez longuement de deux questions:
 
la première concerne le problèmes de langage qui se posent pour rendre compte d' expériences dans lesquelles le rapport avec la réalité sensible n' existe plus et qui se posent d' autant qu'on ne trouve apparemment rien d' autre que des combinaisons de représentations tirées du monde des sens ; la seconde question est l' autre face de la première : comment l' observateur peut-il  considérer la relation de l' expérience quand pour lui il n' existe que la réalité sensible ?

la réponse que Steiner donne à la première question renvoie le langage à l' abstraction des contenus au profit de son processus : " En fait, ce qu'il ( l' investigateur spirituel ) dit importe bien moins que la manière dont il le dit. Dans le " comment " se trouve le reflet de ses expériences suprasensibles ".
La réponse à la seconde question vient compléter ce qui a été dit auparavant : ce qui importe est moins le processus que ce qui peut le conduire : " ce que l' on pense des expériences de l' investigateur spirituel n' a d' abord aucune importance. On peut y voir des hypothèses, des principes régulatifs ( au sens de la philosophie de Kant ). Ni les propos ni le moment où ils interviennent dans l' exposé ne sont fortuits. Ce moment, dans le suivi de la croissance de la plante de Goethe, va correspondre à l' élaboration future du fruit. Le langage, dans son processus, est guidé par le projet Kantien comme l' entéléchie de la plante dirige l' enveloppement du fruit par les feuilles et sa maturation depuis un espace extérieur. Ce que dit l' investigateur n' a pas d'importance par son contenu qui peut-être " creux " mais pas la forme dont il cerne et montre un vide qualifié.



G - Diastole , graine 

 

L' investigateur spirituel,  " après être parvenu à une contemplation de soi, ( Selbstanschnauug ) doit être en mesure de la refouler par toute l' énergie de sa volonté ".

La nouvelle diastole se fait par l' exercice de l' énergie de la volonté après qu'aient été sollicités les sentiments, sous la forme de l' énergie psychique et la pensée - l' énergie de l' âme - au sens de l' âme d' entendement. Pensée, sentiment, volonté, trois facultés que Steiner utilisera largement pour structurer l' organisme - pôle neuro-sensoriel, pôle rythmique, pôle métabolique.

" Après cette élimination, le Soi se trouvera en face du vide. (La connaissance inspirative ) ne fait apparaître que la relation entre un monde suprasensible et le soi, tandis que dans le mode de connaissance en question, le Soi est entièrement éliminé."

" le Soi s' avère n' être qu'une entité provisoire : " la conscience se vit maintenant comme dans un théâtre sur la scène duquel un contenu suprasensible réel n' est pas représenté mais se présente lui-même (...) j' ai appelé ce mode connaissance la connaissance intuitive."

" Le corps éthérique fondé sur l' ensemble des lois cosmiques universelles " , forme le champ de la conscience en accord avec ces lois ; " différencié " selon les organes du corps qui tendent à une unité, il trouve, au niveau de sa " réplique ", l' organisation corporelle physique, à s' assembler comme dans un centre. Mais l' homme sensible est la projection de l' homme cosmique dont la contemplation de soi, un avec le tissu des lois environnantes, constituait une phase d' état intermédiaire : " Le corps physique est l' image de cette tendance à l' unité ".
Maintenant il s' avère donc être l' expression du Moi cosmique comme le corps éthérique ( Aetherleib ) est l' expression des lois macrocosmiques.

L' horizon de la conscience est gardé par le corps-centre en tant que point focal cosmique et convergence de l' éthérique périphérique. Les éléments de la plante en puissance sont dès lors en attente sous forme de graine.

Que devient la mémoire lorsque l' affranchissement du Selbst  d'avec l' organisation corporelle est réalisée ?  L' essentiel ici, c'est que l' expérience qui tend à remonter dans le souvenir est ressentie comme quelque chose qui est resté éloigné dans le temps et qui n'a pas été simplement puisé aux profondeurs de la vie sous-jacente de l' âme. L' expérience dont il faut rechercher le souvenir dans le temps et celle dont le souvenir appartient immédiatement à la vie de l' âme ne relèvent pas de la même temporalité . La temporalité des profondeurs de la vie sous-jacente de l' âme est restreinte.

Par ailleurs, en l' absence de centre focalisateur, les souvenirs s' élargiraient aux lois macrocosmiques de l' âkâsha - dont Steiner, ici, ne parle pas -, avant de trouver sens sous un autre regard. Il faut que les souvenirs concernent une entité commune pour qu'ils ne se perdent pas dans l' immensité des temps : " Comme lorsque l' attention est orientée dans une certaine direction, l' expérience qui cherche à remonter dans le souvenir en viendra à se dérouler à l' intérieur du corps éthérique dont elle aura suivi la tendance à se rassembler autour d' un centre pour se préciser ensuite et devenir " son souvenir en se reflétant sur le corps physique "
Ainsi, ce qui ne serait qu' expériences incohérentes du Soi devient une partie de l' expérience du Moi.
Il s' avère que le corps n' est pas seulement un véhicule passager : sa conformation matérielle procède d' expériences antérieures et les expériences présentes seront déterminantes pour sa conformation future. Il recèle sous ce jour un ensemble de souvenirs dont l' ampleur dépasse largement ceux qui sont gardés aux seules profondeurs de la vie de l' âme.
Dans son miroir, le corps éthérique, autrement étendu dans la généralité, en vient à se qualifier d' une qualification qui n' est pas tenue par un temps précis. Passant les profondeurs d'une seule vie, le contenu de l' âme est plus riche et plus substantiel que celui de la conscience ordinaire et parce que l' intérieur de l' âme a produit et formé l' individualité après avoir assimilé les forces de nombreuses vies, il devient possible de considérer comme la réincarnation, la répétition de la vie terrestre, ce qui devient l' objet d'une observation réelle.

L' expérience du noyau interne de la vie humaine montre en quelque sorte l' emboîtement successif de personnalités humaines qui sont en rapport entre elles. Elles ne peuvent être ressenties que par le lien de l' avant à l' après. il s' avère que la suivante est toujours le résultat d' une précédente. dans les liens de l' une de ces personnalités à l' autre il n'y a aucune continuité ; il s'agit plutôt d'un rapport qui s' exprime dans des vies terrestres successives, séparées les unes des autres par des périodes d' existence purement spirituelles "
Le noyau essentiel qui trouve dans le corps physique un rapport par lequel se forme le Moi puis laisse apparaître le soi humain ( menschliche Selbst ) vient donner des dimensions considérablement accrues à la définition que l'on pourrait vouloir donner de l' homme.

L' autre aspect des métamorphoses goethéennes apparaît ici : celui des manifestations indépendantes d'un même type. La plante après s' être développée par métamorphoses depuis sa graine, retourne à la dormance dans la graine qu'elle a produite d' où naîtra une plante de variété identique. Mais les variétés différentes impliquent l' existence de la plante primordiale. la discontinuité d' une variété à l' autre doit être comblée à chaque fois par une référence à la plante primordiale en tant que réserve, possibilité, des diverses variétés. Cette plante primordiale qui garantit la pérennité des variétés mais aussi leurs progressives modifications sur le très long terme et les possibilités d' adaptation ponctuelle de chaque plante peut justifier, transposée au plan humain, l' idée théosophique d' une prise en compte de l' essence de l' expérience.





Le " Kârana Sharirâ ", ou corps causal, note Annie Besant, est le corps de Manas, qui persiste durant toute la vie de l' Ego réincarnateur. Le Kârana Sharirâ jette une projection de lui-même sur les plans inférieurs et y fait une moisson d' expériences; il la rappelle ensuite à lui avec son expérience (...) Ensuite a lieu une nouvelle projection de cette vie maintenant plus développée (...); c' est lui qui est l' homme permanent dans lequel toutes ces expériences sont incorporées ".

Sinnett reprend l' image botanique et, en posant le Soi supérieur au-dessus de l' Ego permanent, semble envisager un plan où se situent les types primordiaux en correspondances avec le souffle de Brahmâ :

   Le Plan élevé de la nature, où l' ego permanent prend racine, est d'une importance bien supérieur à celui où fleurissent ses boutons éphémères, qui bientôt se flétrissent et disparaissent, tandis qu' alors la plante rassemble ses énergies pour y faire pousser encore de nouvelles fleurs. Supposons ces fleurs seules visibles à nos sens et la plante prenant racine sur un autre plan invisible et intangible ; des philosophes d' un monde qui présagerait de telles choses en germe sur un autre plan d' existence, ne seraient-ils pas fondés à dire de ces fleurs : ce ne sont pas de vraies plantes, ce n' est qu'un phénomène illusoire ?
   La doctrine du Soi supérieur, se recommande aussi par sa correspondance avec celle de l' inspir et de l' expir de Brahmâ, symbole du phénomène naturel sur l' échelle du macrocosme, et par conséquent applicable à celui du microcosme (...)


Note complémentaire :

La métamorphose des plantes se fait par une alternance de déploiement, d' extension et de contraction, concentration qui est aussi affinement et intensification. la croissance de la plante obéit à deux forces conjointes que Goethe désigne sous les noms de tendance verticale et de tendance spirale.
La graine est la concentration maximale après laquelle se fait le premier déploiement des feuilles.
De mal dégrossies, elles vont en s' élevant devenir plus finement découpées. une seconde contraction fait apparaître le calice. Puis, une nouvelle extension se produit avec la corolle dans laquelle les sépales sont moins affinées que les pétales. Une contraction encore se manifeste dans les étamines et le pistil. la troisième et dernière expansion se réalise avec le fruit : la formation d'une nouvelle graine qui va se libérer et tomber sur le sol assurera le cycle prochain.

Il semble bien que les travaux scientifiques de Goethe dans bien des domaines ( botanique, minéralogie, ostéologie, entomologie, météorologie, études sur la lumière et les couleurs, sur la morphologie générale ) se soient accompagnées de  " philosophie hermétique ", en particulier l' ouvrage attribué à Joseph A. Kirchweger, Aurea Catena Homeri , qui de son propre aveu dans poésie et vérité, fut son livre préféré.

 tiré de : le grand récit de la théosophie - Guy Pierre Leccia ( editions de la hutte )


ALLER PLUS EN AVANT :

Théorie de la connaissance chez Goethe ( EAR ) R.Steiner
La métamorphose des plantes ( Goethe )
Goethe, le Galilée de la science du vivant ( Novalis )

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