25 - La Triple Entente et les Loges noires furent-elles responsables du déclenchement de la Première Guerre Mondiale ?






Tout le monde se souvient du double-meurtre commis à Sarajevo, le 28 juin 1914 [2] contre l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône de l’Empire austro-hongrois, et sa femme (qui lui avait été présentée par le Kaiser Guillaume II). Cette étincelle déclencha l’exécution d’un plan plus vaste : la première guerre mondiale, inextinguible, puisque, réflexion faite, elle dure toujours. Dans les Balkans plus qu’ailleurs. L’un des deux meurtriers était un jeune homme, qu’on a prétendu sans preuve juif, de vingt ans, du nom de Gavrilo Princip. Pris sur le fait, il fut jugé et condamné à une peine de détention. Il contracta la tuberculose osseuse, et on dut lui amputer la main droite, celle qui avait manipulé l’arme du meurtre. Mais finalement, son mal l’emporta, un peu moins de quatre ans après son acte, le 29 avril 1918, à l’infirmerie de la prison de la forteresse bohémienne de Theresienstadt, près de Prague. [3] Mais Princip avait un complice, nommé Cubrilovic, qui lui a longtemps survécu, puisqu’il était encore de ce monde en 1987. Il vivait en Yougoslavie communiste, sous le régime fondé par l’un des sanguinaires despotes de l’histoire : Josip Broz, mieux connu sous le nom de Tito [4]. Il n’y vivait pas mal, à ce qu’il semble. Dans les honneurs en tout cas et il fut décoré cette année-là « pour son œuvre nationaliste ». Les médias laissent dans l’ombre bien des éléments de cette affaire, notamment les raisons qui furent capables de guider l’action de ce jeune fou de Gravilo Princip contre François-Ferdinand plutôt que toute autre personnalité. Or il se fait que François-Ferdinand avait consacré sa vie à trouver une solution définitive à la question des Slaves du Sud sous le sceptre de la monarchie bicéphale (à deux têtes), et que c’est précisément pour ce motif qu’il tomba sous les balles du jeune assassin. Tout s’éclaire - si l’on peut dire - quand on sait que Princip, au cours des débats avait dénoncé ses complices comme francs-maçons. La franc-maçonnerie était extrêmement active dans l’édifice yougoslave, construit sur sa mesure, et elle y prospéra au point de compter, au moment de la seconde guerre mondiale le nombre imposant de vingt-deux loges.
Henri Pozzi dans son livre « La Guerre revient » paru en 1933 et qui traite de cette Yougoslavie qui ne venait de prendre son nom que depuis 1929, n’ayant donc reçu sa constitution que deux ans avant la parution du livre, soit en 1931, avait rencontré des personnes de tous les bords. Voici ce que déclare au journaliste immigré italien, qui avait perdu ses fils à la première guerre mondiale, le très haut fonctionnaire (serbe) que j’étais allé voir de la part du Dr. P… : « Le pire ennemi de l’idée yougoslave en Croatie et en Slovénie, c’est le prêtre catholique. Chez nous, comme chez vous en France, le cléricalisme, voilà le péril ! L’œuvre d’assimilation, de Serbisation de l’enfance que nos instituteurs poursuivent à l’école, le prêtre catholique s’efforce de la détruire à l’église et il y réussit malheureusement trop souvent. En Macédoine ç’a été exactement la même chose, mais là le remède était facile. Il suffisait de chasser les popes bulgares qui nous haïssaient et qui étaient les meilleurs agents de l’O.R.I.M. (Organisation Révolutionnaire Intérieure Macédonienne) et de les remplacer par des popes serbes. C’est ce que nous avons fait… Les résultats ont été excellents.
Mais en Croatie et en Slovénie, pays arriérés et profondément cléricaux, pareille solution est malheureusement impossible. Nous n’avons pas de prêtres catholiques serbes ! Il n’y a qu’un remède possible, et nous allons l’appliquer en grand : intensifier le laïcisme de l’enseignement donné dans les écoles primaires, collèges et universités, lui imprimer une tendance nettement anticatholique. Vous saisissez ce que je veux dire ?

Ce système a admirablement réussi à nos amis tchèques en Slovaquie. Le clergé de là-bas qui était presque tout entier au service de la Hongrie, comme le sont d’ailleurs en secret les curés croates et slovènes, a vu en quelques années, la jeunesse déserter presque complètement les églises. L’une des premières mesures de laïcisation que nous envisageons, avait ajouté mon interlocuteur, c’est l’enseignement obligatoire de l’alphabet cyrillique dans les écoles primaires. Il nous suffira ensuite, pour frapper au cœur le cléricalisme catholique d’interdire l’impression en caractères cyrilliques des ouvrages et livres religieux. Morte la bête, comme vous dites en France, morte le venin. »

Et Pozzi écoute alors un autre acteur, un Croate, cette fois, qui tire les conclusions de cette tyrannie oppressive et impie : « Et ils s’étonnent que nous résistions, que toute notre jeunesse se dresse contre eux.[…] Et ils s’indignent et ils crient à la trahison parce que d’un bout à l’autre de la Croatie et de la Slovénie tout le monde, jeunes et vieux, riches ou pauvres, n’a plus qu’un rêve : s’évader d’une Yougoslavie dont ces imbéciles n’ont pas compris qu’ils la tuaient en prétendant n’en faire qu’une Serbie agrandie à leur seul profit ? […] C’est eux qui ont donné raison aux Hongrois qui nous disaient, il y a quatorze ans, en s’en allant, quand nous acclamions l’union avec la Serbie : Vous verrez ! Avant deux ans les Serbes vous traiteront comme du bétail… Vous regretterez la Hongrie ! Eh bien, oui ! Nous la regrettons. » Il ne faut pas laisser l’occasion de répéter un fait stupéfiant à ce propos, l’un des éléments de preuve les plus importants d’une conjuration agissante contre l’ordre social et politique. Dans le numéro de la Revue Internationale des Sociétés Secrètes du 15 septembre 1912, à la page 788, l’on peut lire textuellement ceci concernant Franz-Ferdinand :

« Peut-être s’expliquera-t-on aussi un jour ce propos tenu par un haut maçon en Suisse à l’égard de l’Archiduc héritier : « Il est bien. C’est dommage qu’il soit condamné. Il mourra sur les marches du trône. » [5] : « Comme nous le trouvons dans une dissertation du Père jésuite Hermann Gruber [6], se cache sous le pseudonyme d’Esma, auteur des lignes citées, un éminent catholique français, qui a rendu compte de cet avertissement dans la parisienne « Revue internationale des Sociétés secrètes ». »« Cet avertissement de septembre 1912 avait été adressé à l’épouse de l’archiduc d’Autriche et le procès de Sarajevo révèlera que l’ordre de tuer venait du Grand Orient de France, communiqué par le frère maçon Ciganovitch au frère Cabrinovitch ».]] Le Père jésuite Hermann Gruber, dans « Theologie und Glaube » [7] rappelle qu’en présence d’un ami autrichien un directeur de l’un des plus grands et influents journaux libéral-maçonnique avait déclaré expressément déjà avant 1912 que « l’Archiduc et successeur au trône ne montera jamais (nie) sur le trône » [8]

En décembre 1912 l’assassinat de l’Archiduc Frans-Ferdinand avait été « prédit pour l’année 1913 par la Sybille (ou voyante) parisienne Madame de Thèbes (Madame Anne-Victorine Savigny), dame connue dans les cercles politiques parfaitement informés et connue dans le monde entier par la publication de son Almanach annuel, laquelle était en sympathie avec les cercles les plus connus de l’Entente et qui avait lu une fois dans la main du prince de Bulgarie Ferdinand. Après l’année 1913, elle annonça l’assassinat pour 1914 !

Le temps est irréformable. Rien ne peut plus y faire. Ces quelques lignes, chacun peut aller les lire dans la collection de la revue citée. Elles sont ineffaçables et prouvent que des personnes, sachant ce qui se tramait, ne faisaient rien pour arrêter le bras de l’assassin. Il fallait donc bien qu’elles fissent partie d’un ordre qui les obligeait au silence et les empêchait d’agir. Par ailleurs, les affirmations de Gavrilo Princip devant le tribunal bosniaque n’ont pas été sérieusement contredites. Et au reste, la rancœur des hommes politiques contre la monarchie Habsbourgeoise est d’une inspiration qui ne ment pas. A l’occasion du couronnement de l’empereur Charles, le Comité yougoslave de Londres publia, le 18 décembre 1916, la déclaration suivante :
« Charles de Habsbourg va être couronné à Vienne comme empereur d’Autriche, roi d’Illyrie, seigneur de la Marche slovène, etc. ; à Budapest comme roi de Hongrie, de Croatie, Slavonie, Dalmatie, voïvode de la voïvodie de Serbie, etc. Ce même empereur et roi installe aussi son règne sur les pays annexés de Bosnie et Herzégovine. » « Sous la terreur du régime actuel, sept millions de Yougoslaves de la monarchie austro-hongroise sont dans l’impossibilité de parler librement. C’est pourquoi le Comité yougoslave, seul représentant libre de tout ce peuple, et mandataire autorisé des libres Yougoslaves d’Amérique et d’Australie, a non seulement le droit, mais le devoir de proclamer les revendications nationales » [9].

Ce style et son pathos sent le renfermé des loges et la haine militante qu’on y sent. Mais, pour le fond, qu’on veuille bien le comparer avec le quatrième point des résolutions prises, par le convent des maçonneries alliées tenu à Paris les 26, 29 et 30 juin 1917, sur les termes du futur traité de paix.

Les Balkans sont une terre ravagée par ses frontières, qui ne sont pas avant tout géographiques, mais surtout ethniques, religieuses, historiques, et à cause de la solide implantation maçonnique évoquée plus haut, idéologiques. Pour les ethnies, il faut distinguer les Slovènes, les Croates, les Serbes, les Bulgares, les Macédoniens et les Albanais, sans oublier que les Monténégrins sont des Serbes et les Bosniens sont des Croates. Tout cela s’implique l’un dans l’autre. En gros, les Croates sont catholiques, avec une proportion d’orthodoxes et de protestants, mais aussi musulmans, qui formaient le tiers du mouvement oustachi au Nord, les Serbes sont orthodoxes, avec une minorité catholique et musulmane détruite, et les Bosniens sont musulmans avec une proportion catholique que nous avons visitée à Albertville [10]dans le camp bosniaque.
Fallût-il que les princes gouvernant ces contrées agissent avec doigté, avec finesse. Les personnes appelées à représenter sur place leur autorité prenaient la peine de se former sur le terrain bien sûr, mais aussi par des études théoriques approfondies sur les langues, les mœurs, les coutumes politiques, les privilèges ancestraux, les droits. Elles connaissaient le prix d’un impair et se faisaient respecter dans l’ordre. Aussi ne peut-on que rester stupéfait en considérant une fois de plus la désinvolture des vainqueurs lors de la conclusion de la première guerre mondiale. Sottise ou malveillance ou soif de vengeance ? Il n’est pas rare de voir réunies les trois. Le morcellement de l’empire austro-hongrois lors des traités de Saint-Germain, de Trianon et de Neuilly fut l’une des plus criminelles sottises de l’Histoire. Ainsi que le faisait observer un lecteur du Wall Street Journal, du 21 juillet 1991 : « La Yougoslavie, aussi bien que la Tchécoslovaquie, ne furent édifiées par la France et l’Angleterre que pour des raisons de géopolitique et de stratégie ; nullement pour rendre justice aux nationalités laissées pour compte par le démembrement de l’empire austro-hongrois. »


Notes :

[3] Karl Heise écrit que « Cabrinovitch, Grabec et Princip, qui à cause de leur jeune âge ne furent pas condamnés à mort, moururent en prison dans la forteresse de Theresienstadt en Bohème. Et comme une sanction terrible de la « Nemesis » (du Germa-Karma) pour le meurtrier de l’Archiduc Ferdinand et de la princesse Hohenberg, Princip, la main qui avait joué avec l’arme de l’assassinat, dut être pour cause d’infection osseuse amputée.(Princip devait mourir le 29 avril 1918 des suites de sa tuberculose osseuse). Le complice Miat Kerovitch mourut au pénitencier de Möllersdorf. »

[4] En réalité un Josif Walter Weiss originaire de Pologne, qui aurait été, nous le verrons plus loin, substitué au militant communiste natif de Kumrovec, village à la frontière croato-slovène. Tout cela me fut confirmé, un jour par la confidence personnelle d’un religieux croate, originaire de ce même village de Kumrovec. Ce prêtre, d’ascendance allemande, nommé Winkler m’affirmait que dans sa commune prétendument natale, le soi-disant Josip Broz, alias Tito, était un parfait inconnu. En outre l’historien américain David Hoggan écrit de son côté que Staline n’appelait jamais Tito autrement que par son prénom Walter, sous lequel il l’avait connu chez les bolcheviques pendant la première guerre mondiale. Il se serait emparé de l’identité du véritable Josip Broz, croate de naissance, sorte de « fort en gueule » mort en 1939 à Barcelone à la fin du conflit espagnol. D’autres le font mourir lors d’une offensive croato-bosno-allemande dans la Kraïna (témoignage d’Ivan Nemet qui m’a amené aussi aux environs de Kumrovec et avait connu les vrais enfants du vrai Tito que la police avait drogués pour que leur dire soit pris pour ceux de la folie, note de Pierre Dortiguier)

[5] Karl Heise commente ainsi ce passage, dans son ouvrage :Franc-maçonnerie de l’Entente (c’est-à-dire de la coalition anglo-franco-russe, puis états-unienne et « mondiale » contre les deux Empires germano-hongrois et leur allié ottoman) et La guerre mondiale, « Entente-Freimaurerei und Weltkrieg »[[Réédité parVerlag für ganzheitliche Forschung und Kultur 2251 Wobbenbüll/ Husum,1982, ISBN 3-922314-24-4408 S., S.76, Fussnote 4

http://aryanism.net/downloads/books/otto-strasser/hitler-and-i.pdf

[6] Dans le cahier in-8 de « Theologie und Glaube » (la théologie et la foi), 1915, page 656

[7] La Théologie et la Foi ») de 1915, ( pp.655/656)

[8] « der Erzherzog-Thronfolger werde nie den Thron besteigen » Karl Heise, Entente-Freimaurerei und Weltkrieg 1920, Verlag für ganzheitliche Forschung und Kultur, 1982, 2251 Wobbenbüll/Husum ISBN 3-922314-24-4, 408S, page 79.

[9] Cité par Branko Miljius : Les Habsbourg, l’Eglise et les Slaves du Sud Pichon et Durand-Auzias, Paris,1970, page 14.

(Article tire du site de pierre Dortiguier: http://www.dortiguier.fr/Le-Calvaire-balkanique.html)



Prophéties et prémonitions de l' évènement


Ici, on peut mentionner même s'il contraste avec le caractère rationnel de notre étude, le récit d'un épisode insolite qui se serait produit durant la nuit de samedi à dimanche précédant l'assassinat. le physiologiste français Charles Richet ( 1850-1935 ), qui a reçu le prix Nobel de médecine en 1913, publiera en 1922 l'histoire d'une prémonition racontée par l'ancien professeur de hongrois du Prince, Mgr Joseph lanyi ( 1868-1931 ) résidant à Grosswarden ( Oradea ) en Transylvannie. Ce prélat fait un songe durant cette nuit, avant l'aube du 28 juin : il rêve qu'il trouve sur son bureau une lettre hordée de noir ( un faire-part de deuil ) marqué aux armes impériales. Dans son rêve, il ouvre la lettre, dont l'en-tête est une image animée : on voit une rue dans laquelle aboutit une ruelle; l'Archiduc est assis dans une automobile avec Sophie ; sur le siège en face de lui, un général, et à côté du chauffeur, un officier ; il y a foule de part et d'autre de la rue, et de cette foule jaillissent deux jeunes gens qui tirent sur le couple princier. Dessous cette en-tête étrange, l'évêque lit l'écriture, qu'il connaît bien, de l' archiduc :
" Sarajevo, 28 juin 1914, 4 heures du matin. Eminence, je vous annonce que je viens d'être , avec ma femme, victime d'un crime politique à Sarajevo. Nous nous recommandons à vos prières. "

Mgr Lanyi se réveille en sursaut, haletant ; il regarde l'heure à sa montre, qui indique 4h30 ; il se lève , va vers son bureau, s'assied et écrit aussitôt le détail de son rêve, dont il a l'intuition qu'il est prémonitoire. A 6 heures, son valet frappe à sa porte, entre dans sa chambre, et le trouve toujours assis à sa table, récitant fébrilement son chapelet, en proie à la plus vive émotion. L'évêque se tourne vers lui et lui dit : " Appelez ma mère et mon hôte, pour que je leur raconte le sombre rêve que j'ai fait ! ". Au cours de la journée, il apprendra par télégramme la nouvelle de l' Attentat.


II. Rendre la Serbie orthodoxe responsable pour jeter le frère russe dans la mêlée: La Main Noire et la fumeuse négligence austro-hongroise



Sociétés secrètes: la « Main Noire » et le déclenchement de la Première Guerre Mondiale

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Dragutin_Dimitrijevic_ « alias » apis

Dessin de l’époque représentant l’attentat au moyen d’une dague empoisonnée.

L’assassinat de l’archiduc François Ferdinand ,d’Autriche-Hongrie et de sa femme ,par Gravilo Pricip,le 28 juin 1914 à Sarajevo.Ce double meurtre commandée par la Main Noire va précipiter le monde dans la Grande Guerre. En mai 1911, une dizaine d’hommes en Serbie ont formé la société secrète appelée « la Main Noire « . Les premiers membres figurent le colonel Dragutin Dimitrijevic, le chef du Département du renseignement d’état-major serbe, le major Voja Tankosic et Milan Ciganovic. L’objectif principal de la Main Noire a été la création, par le moyen de la violence, de la Grande Serbie. Son objectif déclaré était: «Pour réaliser l’idéal national, l’unification de tous les Serbes Cette organisation préfère l’action terroriste aux activités culturelles, elle va donc rester secrète.».
Dragutin Dimitrijevic, qui a utilisé le nom de code, Apis, s’est imposé comme le leader de la Main Noire. En 1911, il a envoyé un membre de sa société secrète afin d’assassiner l’empereur Franz Josef,d’Autriche-Hongrie. Lorsque cela a échoué, Dimitrijevic a tourné son attention vers le général Oskar Potiorek, gouverneur des provinces autrichiennes de Bosnie-Herzégovine. Dimitrijevic a recruté Muhamed Mehmedbašić afin de tuer Potiorek avec un poignard empoisonné. Cependant, Mehmedbašić retourné à Belgrade après avoir échoué à réaliser la tâche.


En 1914, il y avait environ 2.500 membres de la Main Noire. Le groupe était principalement composé de jeunes officiers, mais aussi elle incluait des avocats, des journalistes et des professeurs d’université. Environ 30 d’entre eux ont vécu et travaillé en Bosnie-Herzégovine. Trois membres du groupe de la Main Noire, Dragutin Dimitrijevic, Milan Ciganovic, et le major Voja Tankosic, avaient décidé que l’archiduc Franz Ferdinand devrait être assassiné. Dimitrijevic était préoccupé par l’héritier du trône austro-hongrois et sur les plans de Ferdinand d’accorder des concessions aux Slaves du Sud. Dimitrijevic craignait que si cela se produisait, un Etat serbe indépendant serait plus difficile à réaliser. Quand Dragutin Dimitrijevic a entendu dire que l’archiduc François-Ferdinand avait l’intention de visiter Sarajevo en Juin 1914, il a envoyé trois membres du groupe de la Main Noire, Gavrilo Princip, Nedeljko Cabrinovic et Trifko Grabez de la Serbie pour l’assassiner. Nikola Pasic, le Premier ministre de Serbie, a entendu parler de l’intrigue et a donné des instructions pour que les trois hommes soient arrêtés. Cependant, ses ordres n’ont pas été mises en œuvre et l’archiduc Franz Ferdinand a été assassiné. Plusieurs membres du groupe de la Main Noire interrogés par les autorités autrichiennes ont affirmé que trois hommes de la Serbie, Dragutin Dimitrijevic, Milan Ciganovic, et le major Voja Tankosic, avaient organisé le complot. Le 25 Juillet 1914, le gouvernement austro-hongrois a exigé que le gouvernement serbe arrête les hommes et les envoi pour subir leur procès à Vienne.
Le 25 Juillet 1914, Nikola Pasic, le Premier ministre de Serbie, a déclaré au gouvernement austro-hongrois qu’il était incapable de remettre ces trois hommes comme cela ,car ce « serait une violation de la Constitution de la Serbie et contre son code de loi. » Trois jours plus tard, le gouvernement austro-hongrois déclare la guerre à la Serbie. Pendant les deux premières années de la Première Guerre mondiale, l’armée serbe a subi une série de défaites militaires. Nikola Pasic, qui a blâmé la Main Noire pour la guerre, décida de dissoudre l’organisation,en décembre 1916. Dragutin Dimitrijevic et plusieurs des dirigeants de la Main Noire furent arrêtés et exécutés l’année suivante.

Ainsi finit une organisation d’hommes de mains,digne du crime organisé ,aux services directs des Illuminati.Par leur geste assassin,les criminels de la Main Noire ont permis aux Rotschild d’encaisser des milliards de dollars,tout en consolidant la puissance politique et financière de l’Empire Britannique. Le Nouvel Ordre Mondial prenait forme en légitimant les investissements des propriétaires de la Federal Reserve Bank ,aux États-Unis d’Amérique.





Photo de groupe d’officiers serbes juste avant la Grande Guerre.Dragutin Dimitrijevic se trouve en bas à droite.




La Main Noire


Le groupe connu comme la Main Noire a été formé le 6 Septembre 1901 dans le but d’unir les Serbes à travers les Balkans dans un seul pays. Il s’agissait d’une organisation terroriste depuis le début qui a effectué ses premiers assassinats politiques en mai 1903 . Ils étaient responsables de la mort du roi et de la reine impopulaire de la Serbie qui a voulu renforcer les liens avec l’Empire austro -hongrois.
Cinq ans plus tard , en 1908 , immédiatement après l’annexion de la Bosnie voisine de l’Autriche , un groupe de Serbes de haut rang fondèrent une société semi- secrète appelée Narodna ( La Défense nationale) . Son but était de libérer tous les Serbes sous contrôle austro-hongrois , mais , à défaut d’obtenir le soutien de la Russie , il a été contraint de limiter ses activités à l’éducation et la propagande. Insatisfait de cette approche passive en mai 1911, un certain nombre d’ hommes dans Narodna ont décidé de former un groupe dissident avec un ordre du jour plus actif et terroriste. Sous la direction de M. Dragutin Dimitrijevic , ils se donnèrent le nom de « Ujedinjenje ili Smrt » ( unification ou la mort ) , mieux connu comme étant la Main Noire .


L’utilisation de l’ influence et du réseau de l’organisation


La Main Noire a connu une relation heureuse avec le gouvernement serbe jusqu’en 1914 lorsque l’organisation a estimé le Premier ministre ne faisait pas assez pour garantir les intérêts de la Serbie à la suite des guerres balkaniques . C’est à ce moment que Dragutin Dimitrijevic a décidé de cibler l’archiduc Franz Ferdinand pour assassinat. L’archiduc avait été tué à Sarajevo en Juin 1914 et par conséquent le monde s’est retrouvé à la guerre.



Dragutin Dimitrijevic



Aussi connu sous le nom de code « Apis », Dragutin Dimitrijevic , le commandant de la Main Noire , est né en Serbie en 1877. Après avoir quitté l’Académie militaire de Belgrade, il a immédiatement été recruté dans l’ état-major général de l’armée serbe où il s’est spécialisé dans le terrorisme et a été promu au grade de capitaine .En 1903, lui et un groupe d’officiers subalternes avaient planifié et exécuté l’assassinat d’Alexandre, le roi impopulaire de la Serbie, et son épouse, la reine Draga . Le Parlement serbe a lui salué comme « le sauveur de la patrie» et il a été nommé professeur de tactique à l’Académie militaire . Pendant la guerre des Balkans , il a été responsable de plusieurs victoires serbes , mais sa principale préoccupation était de libérer la Serbie de la domination austro-hongroise. Il utilisa le nom de code « Apis », il est devenu chef de l’organisation secrète connue sous le nom «La Main noire » et prévu un certain nombre d’ assassinats politiques , y compris, en 1911, une tentative infructueuse sur l’empereur Franz Joseph d’Autriche. Dimitrijevic tourna plus tard, son attention vers l’archiduc François-Ferdinand , successeur de l’Empereur, et en 1914, était responsable de l’assassinat de l’archiduc à Sarajevo , un événement qui a mené au début de la Première Guerre mondiale. L’armée serbe a commencé la guerre avec une série de défaites et Nikola Pasic, le Premier ministre serbe , accusant la Main Noire du déclenchement de la guerre , a décidé de dissoudre l’organisation. Les autres, Dimitrijevic et plusieurs des dirigeants ont été arrêtés et traduits en justice pour trahison. Ils ont été reconnu coupables et exécutés le 11 Juin 1917.






Il a été tout en servant comme un major de l’ armée serbe , Voja Tankosic a sympathisé avec Dragutin Dimitrijevic . Il faisait partie du groupe responsable de la mort du roi Alexandre et a ensuite été nommé à titre de commandant de l’Académie de guérilla de la Serbie à Nis .Il partagea la volonté de Dimitrijevic pour une Serbie libre, puis il le rejoint dans la tentative infructueuse d’attentat sur la vie de l’empereur Franz Joseph et fut l’un des fondateurs de la Main Noire . Il a joué un rôle considérable dans la planification de l’ assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo et quand la guerre a éclaté , il a servi dans l’armée serbe . Il a été tué au combat en 1915.



HISTOIRE ET NAISSANCE…en détail



La Main Noire a été fondée le 6 Septembre 1901.La première réunion des conspirateurs était aussi dans la même année . Aussi présents: capitaines Radomir Arandjelovic , Milan F. Petrović , et Dragutin Dimitrijevic , ainsi que lieutenants Antonije Antic , Dragutin Dulić , Milan Marinkovic et Nikodije Popović Ils ont fait un plan pour tuer le couple royal – Le roi Alexandre I Obrenović . et de la reine Draga . L’ anniversaire de la reine Draga était de 11 Septembre 1864 , et en l’honneur de cette occasion, on se prépare à tenir une fête au palais Kolarac . Les policiers enquêteurs trouvèrent facilement les principales armes de l’assassinat et les noms de ceux qui avaient choisis d’organiser l’assassinat réussi du roi Alexandre Ier de Serbie et de son épouse Draga . Ils confirmèrent que c’était bien le capitaine Dragutin Dimitrijevic , qui avait personnellement dirigé le groupe d’ officiers de l’armée qui a tué le couple royal dans le Vieux Palais à Belgrade dans la nuit du 28/29 Mai 1903 et qu’il était aussi le chef de la main Noire .

Le 8 Octobre 1908, deux jours seulement après que l’Autriche annexa la Bosnie -Herzégovine , de nombreux hommes , certains d’entre eux ministres serbes de haut rang , fonctionnaires et généraux , tenèrent une réunion à la mairie de Belgrade. Ils ont fondé une semi- société secrète , Narodna ( Défense nationale ) qui a donné l’idée d’une Grande Serbie ,de l’attention et une organisation. Le but du groupe était de libérer les Serbes du contrôle de l’Autriche- Hongrie. Ils ont également entrepris la propagande anti- autrichienne et engagèrent des espions et des saboteurs organisés à fonctionner dans les provinces de l’empire .Des Groupes satellites ont été formés en Slovénie , la Bosnie , l’Herzégovine et l’Istrie . Le groupe bosniaque fut fondé sous le nom de Mlada Bosna ( Bosnie jeunes ) .En 1909 , l’Autriche fait pression sur le gouvernement serbe pour mettre fin à leur insurrection anti- autrichienne.L’Empire Russe n’était pas prêt à supporter entièrement la Serbie si des hostilités devaient dégénérer , aussi Belgrade a été contraint de se conformer à contre-coeur . Dès lors, Narodna se concentre sur l’éducation et la propagande au sein de la Serbie , en essayant de mode elle-même comme une organisation culturelle . La Main Noire a été formée lorsque dix hommes se sont rencontrés le 9 mai 1911 à former Ujedinjenje ili Smrt ( unification ou la mort ) , mieux connu comme la Main Noire .





En 1914 , il y avait plusieurs centaines de membres , peut-être autant que 2500. De nombreux membres étaient des officiers de l’armée serbe . L’ objectif déclaré du groupe était la création d’une Grande Serbie , par l’usage de la violence, si nécessaire. Les guérilleros formés et des saboteurs de la Main Noire organisèrent des assassinats politiques planifiés en véritables professionnels de l’époque. La Main Noire a été organisé au niveau local dans des cellules de 3 à 5 membres, supervisés par des comités de district et par un comité central à Belgrade, dont le Comité exécutif de dix membres a été conduit , plus ou moins , par le colonel Dragutin Dimitrijevic ( également connu sous le nom Apis ) .

Pour assurer le secret , les membres savaient rarement beaucoup plus que les membres de leur propre cellule et une qualité supérieure au-dessus. Les nouveaux membres ont juré «En entrant dans la société , je ne jure que par le soleil qui brille sur moi, par la terre qui me nourrit , par Dieu, par le sang de mes ancêtres , par mon honneur et par ma vie, qu’à partir de ce moment et jusqu’à ma mort , je vais servir fidèlement la mission de cette organisation et que je dois en tout temps être prêt à assumer pour elle tout sacrifice. , je jure par Dieu, de mon honneur et de ma la vie, que je vais inconditionnellement mettre à exécution toutes ses commandes et ses ordres. Je jure par mon Dieu, de mon honneur et de ma vie, que je garderai en moi tous les secrets de cette organisation et les emporterai avec moi dans ma tombe . que Dieu et mes frères dans cette organisation soient mes juges si, à chaque fois que je dois sciemment échouer ou briser ce serment ».

Princip sous escorte

Procès de Salonique …Gavrilo Princip est dans le cercle.

Image de propagande du Roi de Serbie pour attiser la ferveur militaire.


R.¨Poincaré

La Main Noire a repris les actions terroristes du Narodna , et a travaillé délibérément à occulter toute distinction entre les deux groupes , la négociation sur le prestige et le réseau de l’ ancienne organisation . Les membres de la Main Noire ont occupé des postes gouvernementaux importants dans l’Armée, et . Le prince héritier Alexandre était un partisan enthousiaste et les finançait . Le groupe a maintenu une influence constante sur les nominations et la politique du gouvernement de Serbie . Le gouvernement serbe a été assez bien informé des activités de la Main Noire . Les relations amicales avaient assez bien refroidi en 1914. La Main Noire était mécontente du Premier ministre Nikola Pašić . Ils pensaient qu’il n’a pas agi assez agressivité envers la cause de la Grande Serbie. Ils se sont engagés dans une lutte de pouvoir sur plusieurs questions telles que : qui contrôlera les territoires que la Serbie a annexé à la guerre des Balkans . À ce stade , debout et de dire «non» à la Main Noire était un acte dangereux .L’ assassinat politique était l’un de leurs outils bien connus .

C’était aussi en 1914 que Apis avait décidé que l’archiduc François- Ferdinand , l’héritier présomptif de l’Autriche, devrait être assassiné. À cette fin, trois jeunes Serbes de Bosnie ont été recrutés et formés à lancer la bombe et le tir . Gavrilo Princip , Nedeljko Čabrinović et Trifko Grabež ont été passés en contrebande à travers la frontière pour aller en Bosnie via une chaîne de contacts de style « souterrains » . La décision de tuer l’archiduc a apparemment été déclenchée par Apis , et non sanctionné par le Comité exécutif au complet . Ceux qui sont impliqués ont probablement réalisé que leur complot déclencherait la guerre entre l’Autriche et la Serbie. Ils avaient toutes les raisons de s’attendre à ce que la Russie serait du côté avec la Serbie. Selon toute vraisemblance, ils n’avaient pas prévu que leurs idéaux et aspirations personnels politiques secrets seraient l’étincelle de la guerre mondiale. Les autres membres du gouvernement et certains au sein du Conseil exécutif de la Main Noire n’étaient pas aussi convaincus de l’aide russe. La Russie les avait laissé tomber récemment . Quand la fuite de l’origine de l’intrigue pointa dans la direction de Main Noire et du gouvernement serbe , Apis donna l’ordre de ne pas poursuivre . Il a fait une timide tentative d’intercepter les jeunes assassins à la frontière, mais ils l’avaient déjà franchi . Ce «rappel» semble faire ressembler Apis à un peureux , et les jeunes assassins fanatiques comme des esprits indépendants. En fait, le «rappel» a eu lieu deux semaines complètes avant la visite de l’archiduc . Les assassins ont été laisser à eux-mêmes…à tourner autour de Sarajevo pendant un mois. Rien de plus a été fait pour les arrêter.

L’organisation de Bosnie contre les Habsbourg et les étudiants anti- autrichiens appelée Jeune Bosnie a donc effectué l’assassinat de l’archiduc François- Ferdinand . Après les six attaques infructueuses de Nedeljko Čabrinović parce que le chauffeur de Ferdinand a pris un mauvais tournant , Gavrilo Princip réussi à tuer l’archiduc et son épouse avec deux balles de son arme de poing. Jusqu’à ce que quelques semaines plus tard , la culpabilité pour le crime avait été dirigé lâchement sur la Serbie en général. Les tensions qui existaient depuis longtemps entre la Serbie et l’Autriche avaient finalement attiré l’attention des autres puissances européennes et dégénéré en début de Première Guerre mondiale



Les Serbes empêchèrent l’Autriche-Hongrie d’enquêter sur l’assassinat de l’archiduc .



Vers la fin de 1916, en raison d’ intrigues politiques, le Premier ministre serbe Pasic a décidé de détruire les dirigeants de la Main Noire et de briser l’organisation. Au printemps de 1917 , de nombreux dirigeants de la Main Noire , y compris les API, avaient été arrêtés . Un simulacre de procès devant un tribunal militaire à Salonique a eu lieu mai 1917 pour les API et les autres. Parmi les charges , il y avait celle que la Main Noire avait tenté d’ assassiner le prince régent Alexandre. Bien que les témoins à charge étaient nombreux, les éléments de preuve cités étaient à peu près toutes des ouï-dire ou fabrications pures et simples . Apis et six autres ont été condamnés à mort. Trois commutations obtenues à de longues peines de prison, mais API et trois camarades ont été fusillés le 26 Juin 1917.
Avec la disparition de la Main Noire en Juin 1917 après le procès de Salonique, La Main Blanche progressivement pris le contrôle du jeune et ambitieux prince Alexandre . Dans ce qui est devenu la Yougoslavie après la guerre, la Main Blanche a grandi dans une pièce essentielle de la machinerie de l’Etat. Il a continué le travail impérialiste de la Main Noire , en utilisant les mêmes techniques. La mort de Vojislav Petrovic , un ex- attaché à la légation de Yougoslavie à Londres, a dit être le travail de Narodna . Petrovic préparait un livre sur l’histoire de l’assassinat de Sarajevo et de la Main Noire .




LES ACTIVITÉS DANS LE ROYAUME DE MONTENEGRO




En 1908 ( l’affaire est connue sous le nom Bombaška AFERA ​​), les nationalistes serbes ont essayé de tuer le roi du Monténégro , le considérant comme un obstacle à l’ unification de tous les Serbes dans un seul Etat. La police monténégrine a été averti du complot et arrêté les conspirateurs . En 1909 ( l’affaire est connue sous le nom Kolašinska AFERA ​​),des nationalistes serbes tentèrent d’organiser une insurrection contre le roi monténégrin et le gouvernement. L’intrigue a également échouée.

En 1912 , les différences entre les deux principaux groupes de la Narodna leaders Odbrana – politiques du Parti Radical et militaires officiers ont surgi . Les responsables politiques ont préféré une approche plus passive pour l’instant , y compris des relations plus pacifiques avec l’Autriche et se concentrer sur le renforcement de la Serbie pour la lutte avenir , mais certains officiers militaires s’impatientaient avec les politiques radicales les plus modérés . Par conséquent, les membres les plus zélés de la Narodna commencé une nouvelle société secrète , et la Main Noire a été fondée.

Selon certaines sources, ils ont été impliqués dans divers crimes en Macédoine , pendant la guerre des Balkans :
Au Uscub , un comité central de la «défense nationale» , avec des succursales dans d’autres villes de Macédoine , a été formé à côté de la commande supérieur , à l’arrivée des troupes. La population de Uscub appelé leur poste derrière la maison de Weiss, près du consulat russe, «la maison noire », du nom de la ligue elle-même , «la main noire». Juste avant la Première Guerre mondiale , sous les ordres du chef d’état serbe du renseignement militaire , des officiers militaires serbes et les restes de la Main Noire d’ici là moribonde ont organisé et facilité l’assassinat de Franz Ferdinand , l’archiduc d’Autriche à l’occasion de sa visite à Sarajevo , Bosnie. L’enquête austro-hongrois de l’assassinat arrondi tous, mais l’un des assassins et aussi beaucoup du « transport secret par train » (désigné comme chemin de fer souterrain,dans la traduction du serbe au français) qui avait été utilisé pour transporter les assassins et leurs armes de Serbie à Sarajevo. Dans les deux jours qui ont suivi l’assassinat , l’Autriche- Hongrie et l’Allemagne avaient conseillé la Serbie qu’ils devraient ouvrir une enquête , mais le ministre serbe des Affaires étrangères Gruic , au nom de la Serbie a répondu : «Rien n’a été fait jusqu’ici, et que l’affaire ne concernait pas le gouvernement serbe , », après quoi « d’autres mots » ont été prononcés sur les deux côtés . Les instances de l’Allemagne demandant à la Russie d’intercéder auprès de la Serbie ont été ignorés.


Le 23 Juillet l’Autriche-Hongrie a remis une lettre durement rédigée à la Serbie avec dix revendications énumérées et les exigences supplémentaires dans le préambule visant à la destruction du réseau terroriste et de propagande anti- autrichienne en Serbie. L’ Autriche a attiré l’attention de la Déclaration de la Serbie de Mars 1909 de s’engager avec des grandes puissances de respecter la souveraineté de l’Autriche -Hongrie de la Bosnie – Herzégovine et la Serbie,s’ engageant à maintenir de bonnes relations de voisinage avec l’Autriche-Hongrie . Si les dix demandes et exigences énumérées dans le préambule n’ont pas été convenu de délai de 48 heures , l’Autriche- Hongrie tient à rappeler son ambassadeur en Serbie. La lettre est maintenant connue sous le nom d’ »Ultimatum de Juillet » . La Serbie les a accepté toutes , mais…sauf l’une des exigences , de laisser les officiers autrichiens effectuer une enquête sur le sol serbe , ce qui aurait compromis sa souveraineté. En réponse , l’Autriche- Hongrie a rappelé son ambassadeur . L’Autriche-Hongrie a autorisé la mobilisation et de la déclaration de guerre contre la Serbie le 28 Juillet 1914. Le traité secret de 1892 exigeait à la fois la Russie et la France se mobiliser immédiatement suivie d’un début d’action contre la Triple Alliance si un membre de la Triplice aurait mobilisé , et donc, bientôt toutes les grandes puissances de l’Europe était en guerre exception faite de l’Italie . L’Italie a cité une clause dans le traité de la Triple Alliance qui ne le lie pas à entrer en guerre, en cas d’agression contre l’un des membres issus des traités , et elle est ainsi restée neutre – pour le moment . Les six assassins capturés par l’Autriche-Hongrie ont été jugés et condamnés pour trahison. Le leader , Danilo Ilic , a été abattu par un squad.Le restant des assassins toujours en détention ,n’étaient pas encore âgés de vingt ans au moment de l’assassinat et ont donc été condamnés à des peines de prison . La plupart des responsables et des acteurs du réseau clandestin qui les ont transporté ont également été arrêtés , jugés et condamnés . Deux d’entre eux ont été exécutés. Quelques conspirateurs périphériques ont été acquittés. Une enquête allant plus loin permit l’arrestation de beaucoup de jeunes irrédentistes supplémentaires , et la cinquième colonne que la Main Noire et du renseignement militaire serbe avaient tenté d’organiser a été éliminée . Après avoir reçu la lettre d’Autriche , la Serbie a arrêté le Major Voja Tankosic ( un membre du comité de la Main Noire qui avait été souligné par les assassins ), mais ordonna ensuite rapidement sa libération et l’a renvoyé à son unité . Le septième assassin s’est échappé au Monténégro où il a été arrêté . L’Autriche-Hongrie a affirmé son droit à l’extrader , mais les autorités monténégrines ont plutôt permis à l’ assassin de « s’échapper » de la Serbie où il a rejoint l’unité du Major Tankosic ; le Major Tankosic est ensuite décédé en Novembre 1915 couvrant la retraite serbe, mais pas avant d’avouer son rôle dans l’assassinat à des historiens à Azania . Le grand espion Rade Malobabic , top agent du renseignement militaire serbe contre l’Autriche- Hongrie , a été arrêté à son retour de l’Autriche-Hongrie après l’assassinat , mais a également été libéré et on lui a donné une commission de courir à un magasin de fournitures et de rejoindre l’ armée ensuite .

En 1917, le gouvernement de Serbie ,en exil,a arrêté la direction de la Main Noire qui souhaitent mettre fin à leur influence souterraine dans l’armée et la politique. La direction a été jugé devant un tribunal trié sur le volet et condamné sur de fausses accusations non liés à Sarajevo , par exemple, tracer une assassinats de Nikola Pašić et le prince héritier Aleksandar ; beaucoup ont été condamnés à des peines de mort.

Trois des accusés ont finalement été abattus par un peloton d’exécution , malgré les protestations du nouveau gouvernement Kerensky de la Russie.

Avant d’être abattu , Dragutin Dimitrijevic a fait une confession écrite au tribunal qu’il avait ordonné à Rade Malobabic d’organiser l’assassinat de Franz Ferdinand . Malobabic fait une confession implicite à un prêtre avant d’être exécuté . La confession de Vulović est venu au procès où il a dit qu’il a reçu des ordres signés par un haut officier de l’armée de la Serbie pour envoyer Malobabic en Autriche-Hongrie , juste avant l’assassinat . Beaucoup plus tard, un nouveau procès a été ordonné par la Yougoslavie et les condamnations ont été annulées .

En 1912, dans la revue internationale des sociétés secrètes, monseigneur Ernest Jouin affirma que la mort de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche était planifiée par des loges maçonniques lors d'un futur attentat. L'attentat de Sarajevo se produisit en 1914. Par la suite, il laissa entendre que Nedeljko Čabrinović, Radoslaw Casimirović et Milan Ciganović avaient de solides liens avec la franc-maçonnerie.

En 1918, fut publié sous le pseudonyme de « professeur Pharos » des prétendues minutes du procès des conspirateurs serbes contre l'archiduc, impliquant la franc-maçonnerie. En 1925, Elizabeth Durham dans son livre The Sarajevo Crime publia ces mêmes prétendues minutes du procès contre les assassins où Gavrilo Princip témoignait que Milan Ciganović « lui avait dit être franc-maçon » et qu'« en une autre occasion il m'avait dit que le prince héritier avait été condamné à mort par une loge maçonnique ».  De plus un autre assassin, Nedeljko Čabrinović, témoigna qu'« un des conspirateurs, le major Voja Tankosic, était franc-maçon ». Les minutes finirent par être rendues publiques et s'avérèrent ne pas correspondre à celles que Durham avait repris de Pharos. Le prêtre jésuite Anton Puntigam de Sarajevo, décédé en 1926, fut accusé d'avoir forgé les minutes du procès sous le pseudonyme de « professeur Pharos ». Le lien entre les comploteurs de la société secrète serbe de La Main noire, et la maçonnerie est défendu par l'essayiste John Daniel dans son livre : Scarlett and the Beast ( vol.I and II )


http://fr.scribd.com/doc/41288302/Scarlet-and-the-Beast-Two-Faces-of-Freemasonry-John-Daniel-2007#download

Étrange destinées,mais tout semble concorder dans ce complot…même l’étrange conduite de la voiture de l’archiduc François-Ferdinand dans les rue de Sarajevo,dans un véritable labyrinthe ,avant de se retrouver face à face avec Gavrilo Princip …comme pour venir à la rencontre de celui qui donne la mort. Tout était calculé et prémédité:on avait une guerre à faire naître et pour ce faire,il fallait que ce magnifique couple royal meurt froidement.Princip n’a tiré que deux balles à bout portant.

Le Nouvel Ordre Mondial venait de recevoir sa mission et son argent de la part des Rothschild.

Un train,un vrai train blindé allait par la suite emmené un certain Lénine de Berlin jusqu’à Moscou.
Une autre opération financée par les banquiers à la solde des Rothschild.
La gauche comme la droite était financé par la même banque!
Il n’y aura qu’un perdant: le PEUPLE!


III. L'entrisme et les influences de Poincaré et Isvolski sur la diplomatie russe.L'assassinat de Jaurès.


Comment s'est déclenchée la Guerre ?




(Kautsky) :http://classiques.uqac.ca/classiques/kautsky_karl/comment_declenchee_guerre/Comment_declenchee_guerre.pdf

Le Livre Noir, diplomatie d'avant-guerre :
 https://ia600301.us.archive.org/9/items/unlivrenoirdiplo01marcuoft/unlivrenoirdiplo01marcuoft.pdf

Poincaré et Iswolsky ont-ils voulu la Guerre ? Gouttenoire de Toury :
https://ia600407.us.archive.org/20/items/poincaratilvou00gout/poincaratilvou00gout.pdf

L'Eglise et la Guerre :
 http://classiques.uqac.ca/classiques/lorulot_andre/eglise_et_la_guerre/eglise_et_la_guerre.pdf

« Dès la déclaration de guerre, la première chose que nous ferons, sera de fusiller Jaurès. Nous ne laisserons pas derrière nous ces traîtres pour nous poignarder dans le dos », déclarait froidement Péguy.

Le bien nommé Villain devancera l’appel, et le vendredi 31 juillet 1914 à 21 h 40 au café du Croissant à Montmartre abattra Jaurès dans le dos.Ah, Péguy ! Ah Humanité ! [1] Pourtant, comme Charles Péguy voyait juste et clair : « L’internationalisme qui était un système d’égalité politique et sociale et de temporelle justice et la mutuelle liberté des peuples, est devenu une sorte de vague cosmopolitisme bourgeois vicieux... » mais, hélas, comme il se trompait quand il ajoutait : « ...et très proprement et très particulièrement un pangermanisme, un total asservissement à l’impérialisme allemand. »(...)Quatre jours après son assassinat, comme s’ils n’attendaient que ça, les socialistes français, qui criaient encore le 27 juillet sur les Grands Boulevards : À bas la Guerre ! Guerre à la guerre ! , vont voter, unanimes, les crédits de guerre, imitant en cela les sociaux-démocrates allemands. Les socialistes de tous les pays prennent parti pour la guerre et se rangent en bon ordre derrière leur propre impérialisme. Chaque pays vendait sa propagande bien ficelée. La France franc-mac se drapait dans sa toge républicaine contre l’affreux pangermanisme ! L’Allemagne du Kaiser contre le moyenâgeux panslavisme !

Les deux camps se dressaient chacun comme rempart de la civilisation contre la Barbarie.

Le poète Henri de Régnier écrira :

« Lorsque le Coq gaulois de son bec héroïque,Aura crevé les yeux de l’Aigle germanique »

Le 5 août 1914, l’écrivain pacifiste Romain Rolland note dans son journal : « Le fait le plus caractéristique de cette convulsion européenne est, comme je l’ai dit, « l’unanimité » pour la guerre, – unanimité des partis même les plus opposés à la guerre nationale, par définition même et par essence morale : tels les socialistes et les catholiques. Les socialistes de tous les pays sont également convaincus qu’en prenant part à la guerre, ils défendent la liberté de leur cause menacée. Les prêtres catholiques de tous les pays exhortent leurs fidèles au combat. Le cardinal de Paris Amette lance un mandement guerrier ; et il en est de même non seulement des évêques allemands mais des évêques serbes orthodoxes de Hongrie qui engagent leurs paroissiens à marcher contre leurs frères de Serbie… »

Jaurès ne marchait pas dans la combine de cette belle unanimité guerrière. Il savait qu’il ne s’agissait pas de Patrie, mais des marchands de canons.

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ! » disait-il.

Il était l’homme à abattre impérativement, pour pouvoir commencer les carnages.

Une question demeure, et demeurera en suspens. Jaurès vivant, la guerre une fois déclarée, aurait-il rallié l’union sacrée ?

Certes Jaurès restait très attaché à la Défense de la patrie, et combattait la position strictement internationaliste de Rosa Luxembourg : « les Prolétaires n’ont pas de patrie ».
De plus, si l’immense manifestation du 27 juillet contre la guerre, sur les Grands Boulevards, eut lieu à l’initiative de l’Union des syndicats de la Seine et de son journal La Bataille syndicale, ni la SFIO, [3], ni L’Humanité, le journal de Jean Jaurès, n’avaient appelé. Preuve que Jaurès croyait encore en la bonne volonté des dirigeants français pour tenter de stopper cette marche infernale à l’abîme. Mais Jaurès pensait aussi qu’une fois la locomotive lancée, rien ne pourrait plus l’arrêter. Ni la grève, ni rien. Il savait qu’avec les moyens industriels modernes la guerre qui se préparait serait un effroyable bain de sang.

Il ne s’était pas trompé. Notre vieux pays fut mis à feu et à sang, la fine fleur de sa jeunesse mâle hachée comme chair à canon. Les maîtres d’œuvre furent ces galonnards aussi vaniteux qu’incapables, eux-mêmes domestiques à gages des « usiniers », des combinards, des profiteurs de guerre, des embusqués de l’arrière. Au Chemin des Dames, pour prendre un exemple « poétique », l’offensive du général Nivelle fera 281 000 morts ! Ce qui équivalait à 90 % de perte des effectifs en seulement quarante jours ! En tout, sur le Vieux Continent, quand les massacres cesseront, on dénombrera plus de DIX MILLIONS de morts, et plus de VINGT MILLIONS de mutilés. Dont un million cinq cent mille français.

Chaque jour que Dieu faisait plus de mille jeunes français tombaient, et cela pendant quatre ans.

Le plus petit village, avec son clocher, possède son monument aux morts au fronton duquel se décline la longue litanie des noms de nos aïeuls, nos propres noms. Ce fut aussi une catastrophe démographique, puisque la plupart de ces jeunes hommes en âge de se marier moururent sans enfants.

Ah ! l’abjecte bourgeoisie "française" a réglé son vieux compte historique avec les ouvriers, les artisans et les paysans, le vieux peuple révolutionnaire qui en 1793, 1848, 1871, a tenté de lui ravir son pouvoir. Par la même occasion, elle tenta d’en finir avec les rejetons des vieilles familles catholiques de l’ancienne noblesse. Le peuple véritable, celui qui vécut et mourut dans les tranchées, connut une telle saignée qu’il ne s’en relèvera jamais. Cette hécatombe, dont aucun mot si fort soit-il ne rendra jamais compte de la catastrophique signification, ouvrit sur une époque inédite et une humanité nouvelle. Le centre de gravité de l’Histoire se déplaça irrémédiablement. Le capitalisme qui par les profits de guerre planta ses fondations dans les charniers, fondera définitivement son assise dans la pourriture même. Ce fut « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme », fusion du capital bancaire et industriel et création des grands monopoles, qui sera le triomphe de la Finance et du Maître de la Finance. Le vingtième siècle pouvait commencer.

Ce bref Siècle de fer et de sang qui naîtra en 1914 dans les orages d’acier du Chemin des Dames et mourra misérablement en 1991, eunuque au gynécée de Salomon.
Félix Niesche

Délaissé dès son plus jeune âge par une mère qui a tenté de le tuer et par un père plus avide de temps passé au bordel que d’éducation, Raoul Villain poursuit une existence marginale, rejeté par les femmes et raillé dans tous les milieux qu’il côtoie (les jésuites, l’armée). Ses premières expériences professionnelles sont des échecs. Il ne trouve de repos que dans son intérêt pour l’art, son nationalisme et surtout, sa dévotion, pleurant à chacun de ses passages devant la statue de Jeanne d’Arc.
En adhérant à la Ligue des jeunes amis de l’Alsace-Lorraine, confisquée, à ses yeux, par l’Allemagne, Villain vit dans le rêve d’une revanche sur l’ennemi héréditaire. Ainsi, la première partie du récit plonge le lecteur dans la face cachée de la Belle époque, cette période d’une quinzaine d’années précédant le premier conflit mondial, dont on oublie parfois qu’elle ne fut pas seulement’une période de reprise économique et de progrès triomphant, mais aussi aussi un temps où les tensions sociales étaient vives, le nationalisme et le militarisme agressifs, le colonialisme en pleine expansion, l’anticléricalisme intolérant, et la République encore fragile. En témoignent les luttes autour de la Loi de séparation de l’Église et de l’État en 1905, que Villain exècre. Dès lors, on ne saurait oublier que l’assassinat de Jaurès, s’il annonce la précipitation de l’Europe et du monde dans la guerre, résulte aussi de tensions grandissantes issues de l’incapacité des dirigeants européens à freiner la marche vers la guerre.
Convaincu d’avoir reçu une mission similaire à celle de Jeanne d’Arc, sauver la France, Villain envisage d’abord d’assassiner l’Empereur Guillaume II avant de tuer Jean Jaurès, persuadé qu’il est un agent allemand, des paroles de paix ne pouvant sortir que de la bouche d’un traître. Il est arrêté et emprisonné durant cinq ans, jusqu’à son procès en 1919. Entre-temps, c’est avec une certaine ironie que les auteurs lient son acte à la quasi-destruction de sa ville natale, qu’il vit du fond de sa cellule : Reims est presque entièrement rasée par les Allemands. Peuplée en 1914 de 113 000 habitants, elle n’en compte plus que 10 000 en 1918. À la faveur des années de prison qu’il a déjà effectuées et de l’opposition de Jaurès à la peine de mort (!), Villain est acquitté, à la surprise générale. Il poursuit dès lors une vie "oisive et oiseuse", se vantant dans les dîners mondains d’avoir assassiné Jaurès. Il finit ses jours à Ibiza, où, surnommé "le fou du port", il perd peu à peu pied avec la réalité. La seconde moitié du récit s’attarde sur la déchéance progressive d’un homme seul, énigmatique. Raoul Villain est assassiné dans de troubles circonstances liées à la guerre d’Espagne en 1936.

L’ouvrage de Casanave et Chef, réaliste et soucieux des détails biographiques, permet ainsi de se pencher de façon originale, à travers l’un de ses anti-héros, sur une période de l’Histoire dont il est bon de se rappeler les combats.[Damien Boone]

http://users.skynet.be/dosscrim/raoulvillain/index.html


... Autre coïncidence troublante : Jaurès fût assassiné un 31 juillet....Fête de la St Ignace de Loyola !



Autres liens :

http://classiques.uqac.ca/classiques/demartial_georges/mythe_guerres_defense/mythe_guerres_legitime.pdf

http://www.zundelsite.org/archive/french/rhr/Serbes.pdf

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